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Fondation Béati
Martine Floret


La Fondation Béati est une fondation privée active depuis plus de 10 ans au Québec où elle a soutenu plusieurs centaines de projets dans les secteurs du pastoral et du communautaire. De par sa mission, elle se définit comme un organisme qui croit à un Évangile inscrit dans l’histoire et se veut solidaire des appauvris et des exclus par le financement de projets, pour la province de Québec.

Concrètement, la Fondation contribue, par du financement annuel non récurrent, plus spécifi­quement du financement de salaires, à soutenir des projets qui se veulent novateurs. Nous offrons  ainsi deux programmes, « le pastoral », rejoignant des projets de pastorale sociale,  et « le social », pour des projets du milieu communautaire, avec pour chacun des priorités spécifiques (cf. www.fondationbeati.org). En ce qui concerne le « programme pastoral », Béati vise à « développer des communautés missionnaires impliquées dans les enjeux de leur milieu, des communautés qui permettent d'expérimenter ici et maintenant la libération qu'annonce le projet de Jésus pour l'humanité ».

De plus, outre le financement par projet, la fondation en cohérence avec sa mission, exprime aussi sa solidarité en initiant des recherches comme celle sur le financement, ou plutôt la difficulté de financement, des organismes chrétiens engagés socialement (rapport de recherche sur notre site web). Par ailleurs, la complicité et la solidarité s'expriment également par de l'accompagnement lors des visites des projets et par l'appui d'initiatives. En ce sens, et suite à la recherche sur le financement des organismes chrétiens engagés socialement, la Fondation a soutenu la mise sur pied du Réseau des organismes chrétiens et d’inspiration chrétienne engagés socialement (ROCHES), réseau qui avait entre autre comme objectif de permettre à des groupes de se connaître, de partager ensemble et de travailler à leur reconnaissance au niveau étatique et ecclésial. Malheureusement, faute de mobilisation, le réseau s’est dissout en janvier 2004.

Pourtant, nous maintenons qu'il existe un besoin dans ce sens, celui du réseautage entre organismes. C'est une préoccupation qui ne date pas d'hier puisque déjà en 1999, et à la demande d'organismes qu'elle avait financés, la Fondation a organisé ce qu’elle a appelé des Rendez-vous. Deux rencontres ont ainsi eut lieu respectivement en 1999 et en 2001. Elles furent co-organisées avec d'autres partenaires comme le Centre St Pierre, le CPMO, le Centre Inafu, etc. Nous sommes d'ailleurs en processus de vérifier la pertinence d'organiser un troisième Rendez-vous.

Souffrances en Église

Une des souffrances par rapport au contexte « ecclésial » dans lequel nous évoluons et en nous appuyant sur nos visites d'organismes, est  le constat de conditions de travail, dans ce milieu, de plus en plus précaires avec de plus une grande mobilité de personnel. D'un autre côté, et en un certain sens, en suite logique, nous notons une culture pastorale peu développeuse de projets structurants. La plupart du temps, les projets qui jaillissent sont réactifs, répondant à des besoins immédiats (catéchèse, services d'aide, etc) mais sans nécessairement s'être donné les moyens de développer une vision commune de développement: quelle Église envisageons-nous, quelle communauté voulons-nous bâtir, sur quelles bases, etc?

Nous remarquons ainsi que nos milieux pastoraux pris au sens  large, institutionnels ou non, font face à une certaine difficulté à élaborer des projets, à avoir une gestion de projets. De là découle aussi un certain malaise quant à effectuer des  demandes de financement  avec les procédures qui s'en suivent (rédaction de projets, rédition de compte, etc.). Finalement, un dernier constat est la difficulté à laquelle font face nombre d'initiatives hors sentiers battus d'être reconnues, et donc appuyées concrètement par un soutien financier, dans leurs propres milieux pastoraux. L'heure est davantage au maintien des murs, au maintien d'une pastorale d'entretien.

Germe d’espérance

Par ailleurs, ce qui est germe d’espérance dans ce «  contexte de récession », est la joie de constater l’émergence, à travers toute la province de Québec, de lucioles, de petites lumières, à travers des projets que nous nommons « projets de reconstruction sociale d'allégeance chrétienne » (cf. mai 2003). Ils visent à rejoindre nos contemporainEs dans leur quête de sens, dans un souci de cohérence de valeurs en lien avec la réalité dans laquelle ils vivent.

 

http://www.fondationbeati.org/

 

 

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