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Nouvelles des activités dans les régions 

Outaouais des deux rives

Le groupe de l’Outaouais-des-deux-rives a mis quelque temps à démarrer cette an­née à cause d’engagements de certains mem­bres. À notre première rencontre tenue le 14 décem­bre dernier, il fut décidé de faire por­ter notre réflexion sur le projet Virage 2000 organisé par Femmes et Ministères.   
Nous pourrons ainsi approfondir notre connais­sance de la question et apporter à ce groupe nos vues et notre collaboration. La docu­mentation pertinente sera distribuée aux membres en vue de notre prochaine réunion prévue pour le 8 février prochain. 
  
Le groupe du Manifeste a communiqué à un certain nombre d’évêques le compte rendu de sa rencontre avec le secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques du Canada. Nous attendons leurs réactions. Le nouveau secrétaire général, Mgr Peter Schoenenbach, nous a informés que le sujet de la pénurie de prêtres sera porté à l’ordre du jour de la prochaine réunion de l’exécutif de la CECC. Jean Trudeau (613) 745-2170 

 

Trois-Rivières

Le groupe Vie Montante de la paroisse Sainte-Catherine de Sienne a organisé, les 23-24 octobre dernier, une célébration intergénérationnelle pour rappeler que l’année 1999 était, par proclamation de l’ONU, l’Année internationale des personnes âgées. Cette célébration visait aussi à montrer l’importance du dialogue entre les généra­tions à l’aube de l’an 2000. Une homélie a été présentée sous forme de dialogue dont voici quelques extraits.   
L’adolescent – Grand-mère, parle-moi. Parle-moi de la vie. Comment on naît? Comment on souffre? Comment on meurt? Comment on devient un homme, une femme? Comment être fort sans être dur? Ferme, sans être bête? Bon, sans être niais? Grand-mère, on dirait que je ne sais rien…   

La grand-mère – Vivre, ce n’est pas seule­ment égrener les jours, les mois et les années. Ce n’est pas seulement occuper ses journées pour ne pas voir le temps passer… Vivre, c’est remplir ses journées de tous ces ingré­dients qui fabriquent le bonheur : la paix, la joie, le travail, l’humour, la foi aussi et la prière, et surtout l’amour. Il ne fait pas toujours beau dans nos vies. Mais toujours, nous sommes invités à être de grands vivants, à marcher sur les pas de Celui qui a dit qu’il était la Vie et qui veut que nous ayons la vie en abondance.

La jeune adulte – Grand-père, parle-moi. Je sais tout de la vie. J’ai tout appris, j’ai tous les diplômes. J’ai tout essayé, tout goûté, tout palpé. Tout sauf ma propre vie. Je suis hors de ma vie. Je n’ai plus de racine. Je n’ai plus de mémoire. Ni passé, ni avenir, ni présent. Rien qu’un grand-père, muet et inquiet.   

Le grand-père – Je suis inquiet, mais pas muet. Laisse-moi te dire : Au cours de tant d’années, j’ai compris bien des choses, perdu bien des illusions, rectifié ma façon de regarder le monde, de conduire ma vie, j’ai acquis plus de bon sens, de perspicacité et de sain jugement. Quand les événements me don­naient des leçons, bouleversaient mes vues, me montraient tout à coup une autre voie à suivre, Dieu m’éclairait et m’orientait.   

Je voudrais retenir le fruit de ces leçons et te les communiquer, à toi et à ceux et celles qui ont besoin d’avis éclairés sur leurs propres problèmes, partager la sagesse qui au long de ma vie est entrée en moi, afin d’aider autrui à marcher sûrement sur la voie la plus droite. Gemma Lévesque et Robert Hotte 

 

Montréal

Le Comité de la condition féminine du Réseau Culture et Foi de Montréal a or­ganisé une soirée qui s’est tenue le 18 janvier 2000 pour célébrer le Jubilé de l’an 2000 sur la libération des captives. Le Réseau s’associait alors à d’autres organismes de femmes pour réfléchir à la libération des femmes de la violence sous toutes ses for­mes, et de la pauvreté, monétaire et autre. Violence et pauvreté des femmes dans l’Église aussi, réalise-t-on de plus en plus aujourd’hui, quand nous regardons et écou­tons la douleur de certaines victimes. 

La démarche de la soirée a conduit à une prise de parole et à la recherche des change­ments les plus urgents à faire pour davantage de justice pour tous les humains, sans distinction ni discrimination en raison du sexe. 

Du 12 au 14 mai, un colloque poursuivra les échanges amorcés à cette soirée. La quête de plus de justice pour les femmes vaut une in­terrogation, un déplacement et un geste.
Rendez-vous donc, du 12 au 14 mai 2000!

Hélène Chénier

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