Le groupe Vie Montante de la paroisse Sainte-Catherine de Sienne a organisé, les 23-24 octobre dernier, une célébration intergénérationnelle pour rappeler que l’année 1999 était, par proclamation de l’ONU, l’Année internationale des personnes âgées. Cette célébration visait aussi à montrer l’importance du dialogue entre les générations à l’aube de l’an 2000. Une homélie a été présentée sous forme de dialogue dont voici quelques extraits.
L’adolescent – Grand-mère, parle-moi. Parle-moi de la vie. Comment on naît? Comment on souffre? Comment on meurt? Comment on devient un homme, une femme? Comment être fort sans être dur? Ferme, sans être bête? Bon, sans être niais? Grand-mère, on dirait que je ne sais rien…
La grand-mère – Vivre, ce n’est pas seulement égrener les jours, les mois et les années. Ce n’est pas seulement occuper ses journées pour ne pas voir le temps passer… Vivre, c’est remplir ses journées de tous ces ingrédients qui fabriquent le bonheur : la paix, la joie, le travail, l’humour, la foi aussi et la prière, et surtout l’amour. Il ne fait pas toujours beau dans nos vies. Mais toujours, nous sommes invités à être de
grands vivants, à marcher sur les pas de Celui qui a dit qu’il était la Vie et qui veut que nous ayons la vie en abondance.
La jeune adulte – Grand-père, parle-moi. Je sais tout de la vie. J’ai tout appris, j’ai tous les diplômes. J’ai tout essayé, tout goûté, tout palpé. Tout sauf ma propre vie. Je suis hors de ma vie. Je n’ai plus de racine. Je n’ai plus de mémoire. Ni passé, ni avenir, ni présent. Rien qu’un grand-père, muet et inquiet.
Le grand-père – Je suis inquiet, mais pas muet. Laisse-moi te dire : Au cours de tant d’années, j’ai compris bien des choses, perdu bien des illusions, rectifié ma façon de regarder le monde, de conduire ma vie, j’ai acquis plus de bon sens, de perspicacité et de sain jugement. Quand les événements me donnaient des leçons, bouleversaient mes vues, me montraient tout à coup une autre voie à suivre, Dieu m’éclairait et m’orientait.
Je voudrais retenir le fruit de ces leçons et te les communiquer, à toi et à ceux et celles qui ont besoin d’avis éclairés sur leurs propres problèmes, partager la sagesse qui au long de ma vie est entrée en moi, afin d’aider autrui à marcher sûrement sur la voie la plus droite. Gemma Lévesque et Robert Hotte
Le Comité de la condition féminine du Réseau Culture et Foi de Montréal a organisé une soirée qui s’est tenue le 18 janvier 2000 pour célébrer le Jubilé de l’an 2000 sur la libération des captives. Le Réseau s’associait alors à d’autres organismes de femmes pour réfléchir à la libération des femmes de la violence sous toutes ses formes, et de la pauvreté, monétaire et autre. Violence et pauvreté des femmes dans l’Église aussi, réalise-t-on de plus en plus aujourd’hui, quand nous regardons et écoutons la douleur de certaines victimes.
La démarche de la soirée a conduit à une prise de parole et à la recherche des changements les plus urgents à faire pour davantage de justice pour tous les humains, sans distinction ni discrimination en raison du sexe.
Du 12 au 14 mai, un colloque poursuivra les échanges amorcés à cette soirée. La quête de plus de justice pour les femmes vaut une interrogation, un déplacement et un geste.
Rendez-vous donc, du 12 au 14 mai 2000!