Sites du mois
MAI-JUIN
2002.
Art – Culture –
Foi. À l’écoute des artistes contemporains. On
parle souvent du fossé entre l’Église et la
culture contemporaine, moderne et post-moderne.
S’il est un endroit où la séparation est évidente,
n’est-ce pas le domaine des arts. Les plus
grands parmi les artistes européens, américains,
et même québécois, à part quelques rares
exceptions au fil du XXe siècle (Rouault,
Chagall, Matisse, Soulages, Manessier,
Bazaine…), ne se sont-ils pas perçus à une
distance astronomique du monde religieux et de ses
préoccupations. Ils ne sont pas allés vers l’Église
et l’Église n’est guère allée vers eux.
Ce
qui frappe dans le mouvement Art – Culture –
Foi, et plus encore dans le
site du même nom, c’est une volonté de
franchir le fossé, d’aller vers les artistes
contemporains, non pas dans un but de conversion,
de récupération, mais avant tout pour se mettre
à l’écoute. On y voit les artistes comme des témoins
privilégiés de notre époque, comme des révélateurs
de l’homme d’aujourd’hui, de la société
d’aujourd’hui. Révélations de ce qu’il y a
de brisé dans notre culture, cri devant les
cruautés, les absurdités. Révélations aussi
d’un appel, de lueurs entrevues…
Le
mouvement et le site sont reliés à la Conférence
des évêques de France. Ils témoignent d’une démarche
structurée d’ouverture à l’art contemporain.
L’événement majeur fut l’organisation, dans
plusieurs diocèses autour de l’année 2000,
d’expositions sur le thème «La
chair et Dieu». La chair dans sa dimension
biblique disant la personne humaine avec son poids
de joies et de blessures, la chair avec son
ouverture au mystère de la transcendance…
Le
site nous permet de voir comment chaque région a
mis en œuvre ce projet avec ses artistes.
Mais il nous découvre en plus d’autres
activités diocésaines, d’autres artistes,
d’autres œuvres.
Il rassemble plusieurs textes sur les
relations entre art et foi, et plus généralement entre culture et foi. Il ajoute même une
section précieuse consacrée aux nombreux livres
qui font apparaître aujourd’hui
l’effervescence de l’art, de la culture et de
la foi.
Souhaitons
qu’en d’autres pays, d’autres conférences
épiscopales soient inspirées par cet exemple et
qu’elles suscitent des démarches aussi
dynamiques vers les artistes…
JANVIER-FÉVRIER
2002.
Sur le site de
SEDOS,
un nombre impressionnant d'articles traitent du
dialogue interreligieux et de tous les sujets
relatifs ou connexes à la Mission.
Pendant le deuxième concile du Vatican, sept
congrégations missionnaires décidèrent de se
rencontrer de façon informelle pour échanger
leur vue sur la Mission dans l'Église. Peu à peu
le nombre de congrégations participantes s'est
accru au point qu'on en compte plus d'une centaine
aujourd'hui.
Cet
organisme prit le nom de SEDOS (Service of
Documentation and Study) avec secrétariat
permanent à Rome depuis 1964. Au crédit de ce
regroupement, il y a son influence sur la
rédaction du décret conciliaire Ad gentes
et, plus tard, l'organisation de séminaires
internationaux, de conférences et rencontres
multiples, la publication de livres importants...
Tout cela au service de la Mission. En
1994, il créa même deux groupes de recherches
(unifiés en 1997) sur la dette mondiale et son
impact sur les pays les plus pauvres. On a pu dire
que SEDOS «fut un catalyseur extraordinaire de
l'énergie missionnaire des communautés
membres».
Le
site internet de SEDOS nous séduit par le
nombre impressionnant d'articles (360) qu'il met
à notre disposition en quatre langues: l'anglais,
le français, l'espagnol et l'italien. Il nous
séduit surtout par la modernité des
préoccupations: le dialogue interreligieux, les
nouvelles approches de la missiologie, diverses
expériences de dialogue, des appels à une
libération concrète (voir le texte du prix Nobel
Rigoberta Menchu)...
Le
visiteur de langue française pourra nourrir sa
réflexion des textes de théologiens bien
connus, comme Claude Geffré, Jacques Dupuis,
Leonardo Boff, Michel Gourgue, Michaël Amaladoss
Vidyajyoti...
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