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Le Relais Mont-Royal, pour qui et pour quoi ?
Mathieu Bissonnette

 

 

 

Si le Relais fait partie de l’Église, il est aux frontières et existe pour ceux qui sont loin de l’Église.

À la naissance de Iéschoua, les premiers à le reconnaître, sont les mages et ensuite un berger. Tout au long de sa vie, très peu saisiront réellement la nature de son message; même ses disciples seront dans l’incompréhension jusqu’à sa mort. Ce sont les prostituées, les malades et tous ceux que le système en place voyait comme malsains et exclus du règne de Dieu, qui sauront reconnaître Iéschoua en premier.

Ainsi, le Relais voudrait même dépasser les frontières de l’Église pour être avec tous ces gens qui sont comme les mages et les bergers; loin de l’institution religieuse.

Est-ce que cela signifie perdre ses racines, son identité? Pas forcément, parce que le cœur de toutes nos pensés et de toutes nos actions demeure bien ancré dans une compréhension sans cesse renouvelée des évangiles.

Ainsi, notre objectif premier pourrait être de montrer à tous qu’ils n’ont pas besoin d’appartenir à l’institution chrétienne pour être chrétiens à la suite de Iéschoua. 

Le Relais concrètement

Concrètement, le Relais est un lieu d’expérimentation où, au travers du changement constant, nous cherchons des moyens de faire vivre l’Église de demain en pleine mutation.

Notre recherche nous a emmenés à constater certains défis qui attendent l’Église de demain et parmi eux se trouvent le manque croissant de prêtres et la difficulté des chrétiens à se rassembler pour fraterniser, échanger et faire communauté.

Pour vivre de cette communauté, trois aspects essentiels semblent ressortir : une taille humaine, la place des laïcs et les repas de fraternité.

Dans les grandes assemblées, souvent le symbole se vide de sens, la Parole ne transforme plus les gens et n’est pas échangée mais va à sens unique. De plus, les grandes assemblées ne permettent pas aux gens de se connaître, de se rapprocher et ainsi de développer des liens fraternels. Pour aller chercher ces aspects essentiels, il est important de revenir à des communautés à tailles plus humaines et de prendre le temps d’échanger plus longuement ensemble.

Maintenant, pour prendre ce temps, est-il essentiel de se retrouver en présence d’un prêtre? Bien sûr, il est très riche de profiter de la présence de quelqu’un  qui a consacré sa vie aux évangiles, mais il nous semble que c’est un luxe qui se fera de plus en plus rare. Réduire proportionnellement nos activités serait bien dommage, alors la solution revient tout simplement aux laïcs. Ceux qui ont certains charismes et le désir de rassembler les gens autour des évangiles devraient pouvoir le faire librement.

Puis vient finalement les repas de fraternité. L’eucharistie est le moment fort de la communauté et au centre de l’activité chrétienne. Afin de l’adapter aux problèmes des grandes assemblées et du manque de prêtres, est née l’idée de Georges Convert de réunir les gens autour d’un repas. Ces repas se font le plus souvent dans les maisons et ont pour espérance de tisser les liens fraternels nécessaires à la communauté et aussi d’approfondir notre relation avec Iéschoua au travers de ses évangiles.

Pour moi qui ai 22 ans et pour ma génération

Pour moi, ce qu’il y a de plus important est de vivre selon les principes du Père que Iéschoua nous a révélé.

Les philosophies abondent et la spiritualité, en plein essor, offre une panoplie de réflexions plutôt intéressantes sur pratiquement tous les sujets. Alors la question se pose à savoir pourquoi est-ce que le message d’un homme ayant vécu il y a si longtemps peut encore avoir son importance! Pour moi, rien ne peut ni ne pourra remplacer ce que Iéschoua nous a offert. Encore aujourd’hui, aucune philosophie n’a été aussi en profondeur de l’être et n’a été aussi près de nous que l’a été Iéschoua. La raison est simple, Iéschoua n’est pas venu nous enseigner une philosophie, mais il est venu nous offrir sa personne tout entière. Après tout, n’y a-t-il pas rien de plus complet qu’un individu? La science, bien que très complexe, a une fin. Par contre, dans une relation, nous n’avons jamais fini d’approfondir notre relation à l’autre. Cette personne que nous offre Iéschoua est conforme à l’image du Père, ainsi, par Lui, tout a été dit.

C’est cette bonne nouvelle qui me donne toute ma force de volonté de faire connaître Iéschoua au travers de ses évangiles.


Pour en connaître davantage, visitez les sites du Relais Mont-Royal et de son Repas Chrétien de Fraternité...

 

 

 

 

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