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Pour ou contre le Congrès eucharistique… ?
Marie-Josée Poiré


 


Pour ou contre le Congrès eucharistique… ? La question est provocante et je n’y répondrai pas immédiatement ou directement. D’abord, parce que le Congrès eucharistique aura lieu cette année, que l’on soit pour ou contre. Ensuite, parce que les enjeux sous-jacents au Congrès eucharistique me semblent beaucoup trop complexes pour être résolus par une réponse simple. Pareil rassemblement peut permettre de vivre une forme d’ouverture à la diversité et d’expérience ecclésiale, faite de rencontres, de communion, de participation. Malgré et à travers les risques réels de « mise en spectacle » soulignés par Jean-Philippe Perreault dans son article publié dans Relations et repris sur le blogue Une table eucharistique ouverte et signifiante.

Mon exposé comportera trois points, d’inégale longueur.

1)  D’où je viens ? Pour mieux comprendre mes perspectives

2)  Ma compréhension de l’eucharistie, à partir d’une lecture de la rencontre de Jésus avec les disciples sur le chemin d’Emmaüs

3)  Et le congrès eucharistique ?

En conclusion, j’essaierai de me situer par rapport à la question « Pour ou contre le Congrès eucharistique ? »

1.  D’où je viens ? Pour mieux comprendre mes perspectives

Pour me situer, permettez-moi quelques minutes d’autobiographie. Comme Obélix dans la potion magique, je suis tombée dans la marmite de la liturgie dès mon adolescence. Issue pastoralement des mouvements de jeunes des années ’70, à la fois des fins de semaine de ressourcement, de la JEC, d’ALPEC et de l’ACLE, je me suis rapidement intéressée à la Bible – j’ai longtemps été très impliquée à SOCABI – puis, par un concours de circonstances, à la liturgie. C’est donc mon intérêt pour la Bible qui m’a amenée à la liturgie. À 18 ans, j’écrivais mes premiers textes pour la revue Vie liturgique, où j’ai travaillé à temps plein quelques années plus tard puis que j’ai dirigée pendant quatre ans.

Parallèlement, durant mes études de premier cycle en théologie, j’ai pris conscience des enjeux liés aux rapports des femmes et de l’Église et j’ai participé, entre 1981 et 1992, à différents groupes, dont « Femmes solidaires en Église », « Femmes et ministères » et un petit groupe de « Femmes et hommes en Église ». J’ai parfois jumelé mes intérêts liturgiques et ceux pour la cause des femmes, par exemple en préparant pour l’Assemblée des Évêques du Québec la célébration pour le 50e anniversaire du droit de vote des femmes, en 1990.

Un moment important de mon parcours fut ma rencontre avec les Dominicains au début des années ’80. Ma solidarité avec la famille dominicaine, particulièrement les frères et les moniales, est importante pour moi. J’y ai trouvé un espace de parole, de liberté, de solidarité et de curiosité intellectuelle.

Par ailleurs, nommons l’évidence : je suis une femme laïque qui « entre dans la sacristie ». C’est-à-dire que je ne suis pas un prêtre, contrairement aux deux autres intervenants de ce matin, ni un religieux ou une religieuse. J’ai donc, par identité, un rapport différent à l’eucharistie et à sa célébration. Je ne suis pas une présidente d’assemblée. Cependant, depuis plus de 25 ans maintenant, j’écris des prières, des déroulements de célébrations, et même des homélies, que disent d’autres personnes. Et je travaille en formation liturgique – un domaine en sous-développement au Québec – où je rencontre des laïques, des religieux et des religieuses, des prêtres et même parfois des évêques.

Quand je parle de l’eucharistie, je parle de « célébration eucharistique » ou d’« action eucharistique », parce que j’ai beaucoup de mal à parler de l’eucharistie comme d’une chose, d’un en-soi. Pour moi, l’eucharistie est d’abord et avant tout une action, un rassemblement, un partage, un mémorial, un repas, une célébration.

Vous comprendrez donc, en m’entendant raconter ces quelques moments-clefs de mon parcours, que je n’ai guère d’affinité spirituelle ou théologique avec les « dévotions eucharistiques ». Lorsque je considère le retour de plusieurs jeunes vers l’adoration eucharistique, je me sens plus démunie pour les comprendre que si j’observais les Ndembu d’Afrique centrale – étudiés par Victor Turner dans ses études d’anthropologie rituelle – dans le cadre d’un projet d’observation participante. Et pourtant, nous faisons partie de la même Église.

2.  Ma compréhension de l’eucharistie

Pour poursuivre notre réflexion sur l’eucharistie, je vous propose de vous partager une réflexion écrite pour l’excellente revue Vivre et célébrer – c’est une plogue à la « Tout le monde en parle » – que dirige mon ami et collègue Guy Lapointe [1].

Cette réflexion est issue de plusieurs années de réflexion et de travail avec des étudiants et des étudiantes durant un séminaire de lecture sémiotique de textes autour du récit de la rencontre de Jésus avec des disciples sur le chemin d’Emmaüs, au soir de Pâques, que l’on retrouve dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 24.

Je vous propose donc de prendre nous aussi la route et d’accompagner ces deux disciples et celui qui vient faire route avec eux.

Ils marchent, sombres et déçus, sur la route de Jérusalem à Emmaüs (Luc 24, 13-32). Jérusalem, lieu de la mort, de l’effondrement des attentes… Celui qu’ils ont connu, aimé, suivi, celui en qui ils voyaient le futur libérateur d’Israël, ce « prophète puissant en action et en parole devant Dieu et devant tout le peuple », Jésus de Nazareth, est mort. Depuis trois jours déjà.

Ils marchent, sombres et déçus. Repliés et renfermés sur eux-mêmes, les yeux et le cœur fermés. Si fermés et si sûrs de leurs attentes effondrées qu’ils ne reconnaissent pas celui qui vient marcher avec eux et qui leur parle. Qui s’intéresse, s’interroge.

Ils lui répondent, lui racontent, lui expliquent l’écroulement de leurs rêves. Comment la mort sur la croix leur a pris leurs illusions de pouvoir, comment elle leur a dérobé leurs rêves d’autonomie politique.

Ils marchent, sombres et déçus. Le cœur et les yeux si fermés qu’ils ne reconnaissent pas celui dont ils racontent l’ignominieuse mort il y a trois jours, la visite des femmes au tombeau et la disparition du corps confirmée par leurs compagnons. Son corps a disparu, personne ne l’a vu.

Mais voilà que les rôles s’inversent. Celui qui paraissait ne pas savoir, qui semblait ignorant de ce qui s’était passé ces derniers jours à Jérusalem leur raconte à son tour l’histoire, son histoire. Non, ce n’est pas la fin de leurs rêves, l’effondrement de leurs attentes. Leur esprit sans intelligence, leur cœur lent à croire les prophètes ne savent pas lire et interpréter ce qui le concerne. Ils ont tout faux ! La mort sur la croix n’est pas ignominieuse ; elle est le chemin de la vie et de la gloire, chemin de vie et de gloire pavé par Moïse et les prophètes mais que les disciples, ses compagnons, ne savent pas déchiffrer.

Ils continuent de marcher, trois et non plus deux. La lumière baisse, la journée est avancée, Emmaüs leur destination est proche. Jésus fait mine d’aller plus loin mais ils le retiennent et l’invite à rester avec eux.

Ils ne le reconnaissent pas encore mais l’hospitalité est sacrée. Ils entrent et se mettent à table. À table avec eux, il prend le pain, prononce la bénédiction, le rompt et le leur donne. Les yeux fermés s’ouvrent. Ils reconnaissent enfin celui avec qui ils ont fait route. Ce n’est pas un marcheur anonyme avec qui ils ont partagé la route quelques heures, c’est celui à la suite de qui ils ont marché toutes ces années et que pourtant ils n’ont pas reconnu.

La parole de Jésus, celle de Moïse et des prophètes, toutes les Écritures, n’ont pas suffi. Il faut le simple signe du pain rompu et partagé pour ouvrir les yeux et les cœurs. Ouvrir les yeux et les cœurs, se faire reconnaître, puis disparaître à leurs yeux. Délier les langues, permettre aux cœurs de se reconnaître brûlants. Et ils n’ont plus besoin de sa présence. Celui qu’ils ont retenu sur la route d’Emmaüs peut maintenant devenir invisible ; la trace de son passage demeure vive. Ils le reconnaissent au signe du pain eucharistié – du pain sur lequel il rend grâce – et partagé.

À ses disciples, après sa résurrection, Jésus se fait reconnaître par le signe du repas et du pain partagés. Mais ces repas ne sont que de brefs moments, de brefs passages : ils introduisent le départ, l’envoi, la mission, le dispersement, l’annonce. Comme devraient le faire nos eucharisties.

Temps de partage et de bénédiction, temps d’écoute et de reconnaissance, temps de rassemblement avant la dispersion. Temps transitoire, temps en transit ; mais indispensable entre-deux pour permettre de reprendre la route, revigorés, déjà ressuscités avec lui.

En relisant Emmaüs et les autres récits de repas de Jésus avec ses disciples après la résurrection, on peut s’interroger : l’eucharistie, signe de la présence ? Ou eucharistie, repas sur la route pour vivre l’absence ? Repas en transit, temps pour relancer, pour reconnaître et partager, pour apprendre à vivre en ressuscités.

Temps pour ne pas retenir, comme Marie-Madeleine se l’est fait ordonner par Jésus lui-même au jardin des Oliviers, dans l’Évangile selon saint Jean (Jean 20, 17) ; temps pour se remettre en marche, heureux d’avoir rencontré et reconnu celui qui est venu marcher sur nos routes, brûlants d’aller l’annoncer aux frères et sœurs en attente d’une bonne nouvelle de vie, confiants de le retrouver un jour, auprès du Père, dans l’Esprit.

*****

Ils marchent, impatients et brûlants, sur la route d’Emmaüs à Jérusalem. Jérusalem n’est plus le lieu de la mort, de l’effondrement des attentes ; c’est la ville où ils peuvent espérer la réalisation de la promesse des cieux nouveaux et d’une terre nouvelle. Celui qu’ils ont connu, aimé, suivi, est vivant et ressuscité ! Maintenant, ils brûlent de l’annoncer, d’aller dire comment ils l’ont rencontré et reconnu à la fraction du pain.

Et nous, ici, aujourd’hui, serons-nous à notre tour ces disciples « brûlants de Pâques » (Didier Rimaud, Jésus qui m’a brûlé le cœur, fiche I 144) parce que nous avons partagé le pain qui ouvre les yeux et met en marche ?

3.  Et le congrès eucharistique ?

Et maintenant, poursuivons avec quelques remarques sur le Congrès eucharistique international proprement dit. Le site du Congrès eucharistique, http://www.cei2008.ca/cei2008, présente ainsi le but du congrès : « Le Congrès eucharistique international 2008 est le rassemblement de l’Église de Québec qui accueille l’Église tout entière pour célébrer le Christ vivant sous le thème : “L’Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde”.

« C'est l’atmosphère festive d'une expérience de foi vécue avec des croyantes et des croyants de tous les âges, venus des quatre coins de la planète. Les pèlerins congressistes se réunissent pour une semaine de célébrations du 15 au 22 juin, à la Cité eucharistique, lieu privilégié du congrès.

« Le programme prévoit des célébrations, des catéchèses, des activités religieuses et artistiques très variées autant pour les pèlerins congressistes que pour le grand public. »

Le congrès est ensuite situé dans le contexte du 400e anniversaire de Québec et de la mémoire de la volonté d’évangélisation manifestée au départ de la fondation de l’établissement de Québec. Pour la petite histoire, le maire L’Allier aurait approché l’archevêque de Québec, qui était alors Mgr Maurice Couture, pour lui proposer d’organiser un grand événement ecclésial à l’occasion du 400e anniversaire de la ville. Depuis, le maire L’Allier n’est plus maire et l’archevêque de Québec n’est plus Mgr Couture.

Si on regarde le document théologique de base du congrès, L’Eucharistie. Don de Dieu pour la vie du monde, publié en 2006 chez Anne Sigier, on peut lire ce qui suit dans l’invitation signée par le Cardinal Marc Ouellet : « Cet exposé développe quelques aspects de la doctrine eucharistique, et principalement celui du mémorial du mystère pascal du Christ : il est important de raviver la mémoire des origines chrétiennes du continent afin d’actualiser et de transmettre les valeurs de l’évangile et l’importance de l’eucharistie dans notre monde aujourd’hui, sans oublier le lavement des pieds, qui rappelle la dignité de toute personne, et la parole qui, si elle est entendue, peut changer le monde : “Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés”. » (p. 6) On le voit : le Cardinal Ouellet établit un lien immédiat entre le mémorial de la mort et de la résurrection du Christ, de son mystère pascal, et la mémoire des origines chrétiennes de l’Amérique du Nord.

Plus loin dans le document, il insiste : « La ville de Québec, avec sa devise “Don de Dieu, feray valoir”, est au cœur de l’histoire d’un peuple dont la devise proclame : “Je me souviens”. Cette devise rappelle la parole que Jésus a laissée à ses apôtres à la dernière Cène : “Faites ceci en mémoire de moi”. » (p. 9-10) Le document poursuit, à la page 10 : « Le congrès eucharistique fournira une occasion privilégiée de rendre hommage à ce don de Dieu au cœur de la vie chrétienne et de se souvenir des racines chrétiennes de beaucoup de pays en attente d’une nouvelle évangélisation. L’eucharistie a nourri l’annonce de l’Évangile et la rencontre des civilisations européenne et autochtone sur ce continent. Elle demeure encore aujourd’hui un ferment de culture et un gage d’espérance pour l’avenir du monde en voie de globalisation. »

Il n’y a pas là un projet secret du Cardinal Ouellet. Au contraire, depuis son arrivée à Québec en 2002 et son installation sur le siège archiépiscopal de la Vieille Capitale en 2003, celui-ci n’a pas du tout caché son désir de voir se rétablir la foi chrétienne comme paramètre fondamental et public de l’identité québécoise. Relisons ses propos lors de la présentation de son mémoire à la Commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d’accommodements raisonnables : « Un peuple dont l’identité a été fortement configurée pendant des siècles par la foi catholique ne peut pas du jour au lendemain (quelques décennies sont brèves dans la vie d’un peuple) se vider de sa substance sans qu’il en résulte des conséquences graves à tous les niveaux. » (p. 3) Il termine ainsi : « Il importe surtout à l’heure actuelle que la majorité catholique se réveille, qu’elle reconnaisse ses vrais besoins spirituels et qu’elle renoue avec ses pratiques traditionnelles afin d’être à la hauteur de la mission qui lui incombe depuis ses origines. »

C’est là, peut-être, qu’il faut voir un des principaux risques du Congrès eucharistique : qu’on veuille l’utiliser comme un moyen de reconquête de la place perdue de l’Église dans la société québécoise et de reconquête de ses « sujets » perdus – sujets au sens de sujets soumis et non pas au sens où la philosophie contemporaine l’utilise. Et que, pour ce faire, on utilise les quêtes de sens et les questions identitaires des jeunes et des moins jeunes.

Pareil risque va de pair avec le danger d’instrumentaliser l’eucharistie pour en faire un moyen politique au service de l’Église voulant retrouver sa place dans la société québécoise. Si cela arrive, il nous faudra un nouveau saint Paul capable de le dénoncer avec la même vigueur que le premier a dénoncé les déviations que les chrétiens de Corinthe ont fait subir au repas eucharistique.

Et c’est sans parler du risque pastoral, liturgique et théologique de séparer le pain eucharistique de sa célébration, le corps eucharistique du corps ecclésial, pour reprendre les termes d’Augustin et du Père de Lubac (voir à ce propos la communication de Guy Lapointe).

En conclusion : pour ou contre le Congrès eucharistique ?

Je vous l’ai dit au départ : il est impossible de répondre si simplement à cette question. Jeune adulte, j’ai beaucoup bénéficié de ma participation à la sixième assemblée du Conseil œcuménique des Églises à Vancouver en 1983, dont le thème était « Jesus Christ the Life of the World » (je participais à la rencontre des étudiants nord-américains en théologie). J’y ai découvert, au quotidien, la diversité des Églises. J’ai prié avec des méthodistes américains, des réformés européens, des grecs et des russes orthodoxes. J’ai saisi la diversité des compréhensions de l’eucharistie à travers les grandes célébrations, dont celle de la liturgie de Lima. Je crois à ces grands rassemblements comme des moments de rencontre, d’échange, d’ouverture.

Le Congrès eucharistique de Québec pourra-t-il porter des fruits de rencontre, d’échange et d’ouverture ? Non, il ne portera pas de tels fruits si on enferme l’eucharistie dans une vision ecclésio-centrée. Il n’en portera pas si on instrumentalise l’eucharistie et le rassemblement ecclésial, si on en fait des instruments de propagande politique et de reconquête des esprits, des cœurs et des libertés. Il n’en portera pas non plus si on sépare le pain eucharistique de la célébration eucharistique ou si on sépare le corps eucharistique du corps ecclésial, particulièrement de ses membres les plus souffrants. En disant cela, je pense à un beau texte de Jean Chrysostome, dans son Sermon sur l’Évangile de Matthieu : « Quel avantage y a-t-il à ce que la table du Christ soit chargée de vases d’or, tandis que lui-même meurt de faim ? Commence par rassasier l’affamé et, avec ce qui te restera, tu orneras son autel[2]. »

Mais oui, le Congrès eucharistique pourra porter des fruits si on laisse à la diversité des visions, des compréhensions et des façons de célébrer l’eucharistie la possibilité de se dire et de se vivre. Oui il en portera si, tout en célébrant l’action eucharistique, on favorise la rencontre, le dialogue, l’échange, le partage, permettant ainsi la construction du corps ecclésial, ainsi que le rappelle le texte de La doctrine des douze apôtres, la Didachè : « Comme ce pain rompu, disséminé sur les montagnes, a été rassemblé pour être un, que ton Église soit rassemblée de la même manière des extrémités de la terre dans ton royaume[3]. » Oui, il en portera si les eucharisties célébrées deviennent non pas des lieux de repli mais des lieux d’ouverture et d’envoi pour porter au monde la joyeuse nouvelle de celui qui vient toujours marcher avec nous sur nos chemins d’Emmaüs et rendre nos cœurs brûlants pendant qu’il nous partage sa parole et son pain.

Merci de votre attention et bonne continuation !

 


[1]  L’article a été publié dans Vivre et célébrer, volume 42, nº 193, printemps 2008, pages 37-38.

[2]  Texte extrait du sermon de Jean Chrysostome sur l’Évangile de Matthieu, publié dans La Liturgie des heures, tome 3, Paris, Le Cerf/Desclée de Brouwer/Desclée/Mame, 1980, page 471.

[3]  La doctrine des douze apôtres (Didachè), introduction, texte, traduction, notes, appendice et index par W. Rordorf et A. Tuilier, coll. « Sources chrétiennes », nº 248, Paris, Éditions du Cerf, 1978, p. 177.

 

 

 

 

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