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La cérémonie dominicale de onze heures à
l’église Saint-Dominique d’Amsterdam illustre
les paradoxes du catholicisme hollandais. C’est
une messe — du moins en intention — où retentit
une prière eucharistique chantée en alternance
par le président, la chorale et l’assemblée,
mais d'autres parties de la célébration
familière aux catholiques ne s’y trouvent pas :
cette messe «œcuménique» ne ressemble en rien à
ce que la plupart d’entre eux ont vu dans leur
paroisse.
Un dimanche de
novembre, quelque 600 fidèles se pressent dans
l’église, comme chaque semaine: des têtes grises
ou grisonnantes, surtout, mais aussi beaucoup de
jeunes, et même des familles avec enfants.
Comment résister à la puissance de la musique et
du chant, à la ferveur de l’assemblée. Loin de
la mort annoncée du catholicisme hollandais
[1], ce qui
se passe ici relève d’une impossible nouveauté.
L’Église des
Pays-Bas est dans un état «désespéré, mais son
cas n’est pas critique», vous diront les
catholiques hollandais. Cette boutade reflète la
double réalité d’une Église où la pratique
religieuse a connu les innovations les plus
radicales au cours du dernier demi-siècle, en
même temps qu’une chute parmi les plus brutales
en Occident.
Sa situation a
attiré l’attention du monde entier en septembre
2007, lorsque la Province hollandaise de l’Ordre
des dominicains a déclenché une onde de choc en
distribuant dans les 1425 paroisses du pays un
texte de 34 pages simplement intitulé «Église et
ministère».
Selon le
document, étant donné la grave pénurie de
prêtres et la réflexion théologique de Vatican
II sur les ministères, il devient opportun que
les communautés paroissiales désignent des laïcs
pour présider l’eucharistie à la place des
prêtres; il s’agirait d’une forme d’ordination
par la base. L’Église, écrivent les auteurs,
interdit le sacerdoce aux femmes et aux hommes
mariés en invoquant «une philosophie du genre
humain aujourd’hui périmée et une vision désuète
de la sexualité».
Il y a des
années que des positions similaires sont prises
par des théologiens progressistes et des
chrétiens réformistes. Mais que, au sein d’un
ordre religieux respecté, une province entière
approuve un tel document, voilà un geste
fracassant et d’une rare audace. Qu’espéraient
faire les dominicains hollandais? Certains
observateurs trouvent une explication dans le
fait que le christianisme recule aux Pays-Bas
depuis des décennies et vient de perdre 22 pour
cent de fidèles en seulement 17 ans.
Ton Bernts,
directeur de l’Institut catholique de recherches
socio-religieuses, à Nimègue, impute ce déclin
aux facteurs habituels: la sécularisation et la
perte de respect envers presque toute forme
d’autorité institutionnelle. «Les gens
n’acceptent tout simplement plus ce qu’on leur
dit», note-t-il. Pour lui, la paroisse
territoriale est dépassée et, en Hollande, on
chercherait vainement ailleurs des institutions
catholiques présentant des signes de vitalité:
aucune communauté religieuse féminine nouvelle
n’est en vue dans la mouvance conservatrice;
l’activité charismatique ou évangélique est
minimale; des mouvements religieux comme
Communion et libération et les Focolari
éveillent peu d’intérêt; l’Opus Dei est
invisible. De ce côté du monde, la seule
religion à gagner du terrain serait l’islam, en
passe d’atteindre le million d’adhérents.
Sans y déceler
de nouveaux modèles susceptibles de justifier
son optimisme prudent, Bernts pense que le
christianisme va survivre, encore que
modestement, à condition de mieux savoir «se
vendre».
La religion à l’université
catholique: une absence discrète
On mesure la
difficulté de rallier les jeunes au
christianisme en visitant la florissante
université Radboud de Nimègue, officiellement
catholique, mais sans l’omniprésence de la
religion que l’on ressent dans beaucoup
d’universités américaines. En réponse à nos
questions, anticipant peut-être sur d’éventuels
changements, les étudiants ont répété que la
religion et les questions de religion ne
faisaient pas partie de la vie universitaire.
«Il serait surprenant que vous trouviez ici un
pour cent de catholiques un tant soit peu
intéressés par ces questions», a signalé un
étudiant en histoire. «Nous n’avons rien contre
l’Église, mais tout cela ne rime pas à
grand-chose.»
Assis à une
table, Elam Zeyrek, un étudiant en droit de 25
ans élevé dans la foi orthodoxe de rite
syriaque, finissait son sandwich. «On ne discute
pas de religion ici, a-t-il dit, sauf pour
l’islam, et dans ce cas c’est toujours à propos
du terrorisme. Pour ma part, je crois en Dieu,
mais à chacun de décider.» Zeyrek a admis qu’il
était souvent porté à prier en se mettant à
table, «donc je garde quelque chose de la
religion, mais elle n’est pas au centre de ma
vie».
Pour Marit
Monteiro, professeure d’histoire du catholicisme
à Radboud, les apparences n’ont rien de
trompeur: «Ceux qui voulaient changer les
structures, cette génération-là est en train de
mourir, et les jeunes sont indifférents.»
Beaucoup de catholiques demeurent croyants, mais
sans ressentir d’appartenance. Les déclarations
du Vatican ne les émeuvent pas. Pourtant, dans
les années 1960 et 1970, les espérances étaient
grandes. Les évêques parlaient alors de
renouveau et de modernisation.
La partie de
l’équation qui relevait de la hiérarchie s’est
modifiée dans les années 1980. Le Vatican est
intervenu et il a nommé des évêques
conservateurs, confiant notamment à Joannes
Gijsen le diocèse à forte population catholique
de Roermond, dans le sud. Partout les efforts de
renouveau ont été découragés, les prêtres
libéraux et d’autres leaders ecclésiaux ont été
écartés, le fameux Catéchisme hollandais a été
retiré de la circulation. Cette répression a
suscité des protestations de masse, mais en l’an
2000 «les catholiques étaient à bout de
résistance», commente Monteiro. En 2003, le
Mouvement du huitième jour, de tendance
réformiste, s’est dissous faute d’intérêt, lui
qui avait attiré des milliers de personnes à ses
rencontres et conférences. La flamme était morte
et personne n’a cherché à la rallumer.
Pendant ce
temps, les dominicains hollandais sont demeurés
exceptionnellement progressistes, poursuit
Monteiro, à qui on doit une histoire de l’ordre
en Hollande. «Ils ont du courage, mais l’âge les
rend fragiles.» Le document sur l’ordination de
laïcs est leur «chant du cygne».
Le feu sous la cendre
Il nous a été
facile de trouver des leaders laïques qui, tout
en reconnaissant les difficultés de l’Église, y
sont profondément engagés et voient le feu
couver sous la cendre. Certains appartiennent à
la Fraternité laïque dominicaine de Hollande,
qui fait rayonner l’influence de l’ordre dans
divers domaines: éducation, journalisme,
théologie, travail social et autres activités.
Jan van Hooydonk, 52 ans, dirige le magazine
«Vol Zin» (traduction libre: «chargé de sens»),
consacré à la spiritualité, à la liturgie et à
la théologie et publié par une équipe de
catholiques et de protestants. Selon lui,
«seulement 5 à 10 pour cent des catholiques
appuient les positions officielles de l’Église
sur la contraception, l’euthanasie et
l’ordination des femmes. Malheureusement, ce
sont des questions dont la hiérarchie ne discute
pas».
Rejet de la
religion instituée n’est pas forcément synonyme
d’athéisme ou d’indifférence, croit Van Hooydonk.
«Les gens cherchent des symboles et des rituels
qui vont donner du sens à leur vie», dit-il en
assimilant à cette quête l’extraordinaire
intérêt des Hollandais pour la monarchie et pour
les faits et gestes de la reine Béatrice et de
la famille royale.
Les échanges
et la collaboration entre catholiques et
protestants hollandais restent pleins de
vitalité. Les liturgies informelles organisées
par des laïcs, des prêtres et des ministres
occupent une place insoupçonnée du grand public.
Van Hooydonk appartient lui-même à un groupe qui
célèbre Noël, Pâques et d’autres fêtes à
l’église catholique Saint-Étienne, joyau du
patrimoine historique de Nimègue. L’aile
néerlandaise de l’organisation catholique Pax
Christi vient de fusionner avec le Mouvement des
Églises pour la paix (protestant), et les
catholiques sont actifs au sein du Conseil
national des Églises des Pays-Bas.
À la tête de
l’Église, on ne fait pas grand cas de l’activité
œcuménique impulsée par Vatican II. Néanmoins,
l’abondance des contacts qui ont traversé le
temps et demeurent actifs permet de croire que
l’avenir du catholicisme hollandais, si modeste
soit-il, sera placé sous le signe d’un
œcuménisme original, et vraisemblablement
progressiste.
Saint-Dominique, paroisse
œcuménique
La célébration
dominicale à Saint-Dominique en est un très bon
exemple. Le jour où j’y ai participé, c’est la
théologienne catholique Miriam Wolthuis,
copasteure de l’église, qui a prononcé le
sermon, sur la présence de Dieu dans la vie
quotidienne selon Martin Buber. Un laïc a fait
office de président durant la prière
eucharistique, tandis que près de l’autel,
portant veste tricotée et cravate, était assis l’homme
aujourd’hui âgé de 84 ans qui a lancé cette
initiative œcuménique il y a une quarantaine
d’années, le (toujours) prêtre catholique et
frère dominicain Jan Nieuwenhuis, l’un des
quatre auteurs du document «Église et
ministère».
Après la
cérémonie, une femme de religion protestante a
dit qu’elle et son mari fréquentaient
Saint-Dominique depuis onze ans parce qu’ils
pouvaient y venir avec leurs doutes et leurs
questions sans se faire donner d’ordres. «Nous
nous sommes séparés il y a quatre siècles, a dit
un placier. Grâce à Dieu, nous revenons les uns
vers les autres.»
Lorsqu’on lui
a demandé si la cérémonie à laquelle nous
venions de participer était une vraie messe et
s’il y avait vraiment eu consécration, le père
Nieuwenhuis a répondu: «Bien sûr, mais en fait,
c’est nous qui sommes consacrés, nous qui sommes
envoyés rompre nos vies pour les autres.»
Jan
Nieuwenhuis a été affecté à Saint-Dominique en
1964, avec quelques confrères. L’église était en
mauvais état et les paroissiens peu nombreux.
«On nous a dit de faire ce qu’il y avait à
faire», se rappelle-t-il. Quand la messe en
latin a été abandonnée, la chorale a
démissionné, et des jeunes de la paroisse ont
pris sa place. «Le chant s’est tout de suite
amélioré», commente-t-il. Puis un ministre
protestant a demandé à se joindre à la paroisse,
souhaitant prêcher à l’occasion. La communauté a
voté en faveur de son intégration et «les
sermons se sont tout de suite améliorés».
Ensuite un homme marié, ancien prêtre séculier,
a proposé ses services. De nouveau la communauté
a accepté, et y a gagné en rayonnement dans le
milieu. Le père Nieuwenhuis et son équipe ont
alors rendu visite à l’évêque, qui a qualifié
toute cette situation d’«impossible».
En 1980,
l'évêque a
voulu fermer l’église et menacé d’excommunier
Jan Nieuwenhuis. Mais comme les dominicains sont
un ordre exempt et ne répondent qu’à leurs
supérieurs, il avait les mains liées. «J’ai
bénéficié du soutien de l’Ordre durant toutes
ces années, a-t-il déclaré, et cela ne peut se
faire sans son accord.»
L’équipe de
pastorale actuelle comprend les copasteurs (une
catholique, un protestant) et huit prédicateurs
(dont le père Nieuwenhuis). Plus de 3000
personnes sont associées à l’église; beaucoup
sont des bénévoles engagés dans l’animation.
«L’avenir de l’Église catholique réside dans
l’œcuménisme vécu sur le terrain, affirme le
prêtre. N’attendons pas le Vatican pour agir.»
Une situation désespérée,
mais non critique
Pour Jan van
Hooydonk, les propositions sur l’eucharistie
contenues dans «Église et ministère» sont
«parfaitement logiques», car «l’eucharistie
appartient à la communauté, et le droit de la
communauté à l’eucharistie l’emporte sur les
règles que l’Église a édictées pour réserver le
sacerdoce aux hommes célibataires».
Ces
propositions s’inspirent directement de la
pensée théologique du dominicain Edward
Schillebeeckx, que van Hooydonk considère comme
le père du catholicisme progressiste aux
Pays-Bas [2].
La pénurie de prêtres jette
un nouvel éclairage sur son approche attentive à
l’expérience humaine, tenue dans l’ombre depuis
27 ans. C’est justement grâce à ce genre de
retournement que la situation désespérée où nous
sommes n’est pas critique, note van Hooydonk,
puisqu’elle est susceptible d’évoluer.
«Église et
ministère» est un manuel de survie, au dire de
Peter Nissen, professeur d’histoire à
l’université Radboud et habitué des caméras de
la télévision, où il analyse l’actualité
catholique avec finesse. L’élégant
quinquagénaire, rencontré dans sa maison de
Nimègue, juge le document essentiel pour les
paroisses sans prêtres, dont le nombre ne cesse
de croître. Les liturgies de la parole présidées
par un(e) agent(e) de pastorale et au cours
desquelles sont distribuées des hosties
préconsacrées se sont multipliées aux Pays-Bas.
On en a compté 630 en 2004, pour 1900 messes
dominicales. En fin de compte, ces solutions de
compromis ne satisfont ni la hiérarchie, dans la
mesure où les catholiques les confondent avec la
messe, ni les réformateurs, pour la même raison,
mais ces derniers préféreraient que les laïcs
aient le droit de présider l’eucharistie.
La hiérarchie
semble avoir opté pour la réduction du nombre de
liturgies de la parole, afin que chaque
eucharistie soit présidée par un prêtre. Pour
cela, il faudra accroître le nombre de prêtres
qui s’épuisent à célébrer des eucharisties à la
chaîne, de prêtres recrutés à l’étranger et de
paroisses fermées ou fusionnées.
Ce que
proposent les dominicains, c’est de laisser
s’épanouir les petites communautés de base sous
la conduite des personnes qu’elles auront
choisies pour présider l’eucharistie. «Ces
eucharisties n’ont peut-être pas la plénitude de
celles qui sont présidées par un pasteur, note
Nissen, mais elles ont du sens et de la valeur.»
Les dominicains ont conscience que ni eux ni les
autres prêtres qui restent ne sont à même de
préserver la fonction centrale de l’eucharistie
au sein de l’Église, et leur proposition
apparaît comme «un testament exprimant leurs
dernières volontés aux catholiques des
Pays-Bas». La difficulté consiste à demeurer
libéraux, pluralistes et œcuméniques tout en
préservant la communion avec l’Église romaine,
l’Église universelle et l’Église éternelle.
Nissen semble croire que ce n’est pas là une
tâche impossible.
Lorsque j’ai
rencontré le frère Andre Lascaris, l’un des
auteurs du document, au monastère dominicain de
Huissen, petite ville calme et ombragée située à
une vingtaine de milles de Nimègue, il était
fort heureux. Trois jours plus tôt, quelque 550
personnes s’étaient présentées à une rencontre
organisée en hâte à Amsterdam autour d’«Église
et ministère», et avaient accordé au document
une approbation presque unanime. «Je suis ravi,
a-t-il dit. Nous voulions susciter la discussion
et elle a lieu.» À 68 ans, le père Lascaris est
le plus jeune des quatre auteurs et, malgré les
séquelles de son long combat contre le
Parkinson, il reste prêt à la controverse. Jeune
dominicain, il a travaillé en Afrique du Sud et
en a été expulsé pour avoir protesté
publiquement contre l’apartheid; il a aussi été
rédacteur pour les publications des dominicains,
maître des novices, prieur, provincial associé
et artisan de paix en Irlande du Nord. Il
poursuit ses activités au Centre dominicain
d’études théologiques et sociales, dont il est
le fondateur.
Nous n’avons rien dit de
neuf
«Nous ne
proposons rien de neuf, fait remarquer le frère
Lascaris. Selon Vatican II, le peuple de Dieu
est premier, et la hiérarchie est au service de
ses frères [ce que reflète l’ordre des chapitres
de Lumen Gentium]. Les évêques sont loin
de penser et d’agir dans ce sens. Ils n’ont ni
l’aspect ni la façon de penser des serviteurs.
Ils considèrent la prêtrise comme une sorte de
monarchie.» Puisque c’est l’assemblée comme
communauté qui «fait» l’eucharistie, le prêtre
ou le président joue un rôle essentiellement
fonctionnel.
Durant notre
conversation, le frère Lascaris a utilisé des
analogies saisissantes pour illustrer sa pensée.
Imaginez, a-t-il dit, que nous ayons découvert
des êtres doués de raison dans une galaxie
située à 100 années-lumière de la nôtre. Nous ne
pouvons pas y aller, mais il est possible de
communiquer. Ils lisent nos Écritures et en
viennent à croire au salut en Jésus Christ. Ils
se baptisent les uns les autres. Allons-nous
leur dire qu’ils n’ont pas accès à l’eucharistie
parce que nous ne sommes pas capables de leur
envoyer quelqu’un qui a le pouvoir de la
célébrer? «Non! S’est-il exclamé. L’eucharistie
vient d’en bas.»
À un autre
moment il a ouvert le Livre de Daniel, au
chapitre 2, et cité le passage où le prophète
interprète le rêve du roi sur la grande statue
d’or, d’argent et de bronze que terrasse une
pierre lancée sur ses pieds de fer et d’argile.
«L’Église est vulnérable, a-t-il dit. Il
vaudrait mieux qu’elle se démocratise avant de
s’effondrer.» Certes, il ne s’attend pas à ce
que le document suffise à faire changer les
politiques de l’Église. «Nous voulons le
dialogue et n’espérons pas de miracles, mais il
ne faut pas cesser de frapper à la porte.»
Quelques jours
plus tard, sur l’ordre du frère Carlos Azpiroz
Costa, Maître de l’ordre, le frère Lascaris est
parti pour Rome en compagnie de son Provincial
et d’un autre frère. Joint au téléphone à son
retour, il restait sur ses positions. Oui, le
frère Costa était «ennuyé» de ne pas avoir été
mis au courant de la distribution du document,
et il avait suggéré aux auteurs de le reprendre
pour corriger certaines erreurs
d’interprétation. «Non, ce n’était pas chose
possible», avait déclaré le frère Lascaris. On
avait donc convenu qu’une critique d’«Église et
ministère», rédigée par un confrère français,
serait envoyée dans toutes les paroisses qui
avaient reçu le document. «Le dialogue se
prolonge», a conclu le frère Lascaris.
[1]
Selon
l’Institut catholique de recherches
socio-religieuses, en 2006 les Pays-Bas
comptaient 4,3 millions de catholiques sur une
population totale de 16 millions de personnes,
soit une diminution de 700 mille fidèles depuis
l’an 2000, et de 1,3 million de fidèles depuis
1980. La réalité est encore plus crue, puisque,
en gros, seulement 60 pour cent des 4,3 millions
de catholiques se considèrent tels autrement que
de nom. Environ 7 pour cent de la population
catholique va à la messe le dimanche,
comparativement à 14 pour cent en 1990 et à 24
pour cent en 1980. Dans l’ensemble des diocèses,
il y avait 950 prêtres séculiers actifs en 2006,
2150 en 1990 et 3400 en 1980. Rares sont les
jeunes candidats à la prêtrise. Le nombre
d’ordinations se situe entre 10 et 15 par an
pour tout le pays. Le diocèse de Breda n’en a
célébré aucune depuis près de 15 ans.
[2]
Entrevue du
National Catholic Reporter
avec Edward Schillebeeck.
Texte original publié par
The National Catholic
Reporter
du 14 décembre 2007
Traduction: Réseau Culture et Foi.
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