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Hommage de la Table sur la faim
et le développement social du Montréal metropolitain

Jean-Paul Faniel

 

 

 

Le départ de Guy Paiement nous plonge tous dans la conscience que nous venons de perdre un grand homme.

Pour les gens et les organismes communautaires de la Table sur la faim et le développement social du Montréal métropolitain, nous perdons un homme de vision qui a su nous inspirer dans notre travail d’intervention. Homme de paroles, mais aussi d’action, il s’est investi à fond dans un groupe de première ligne et n’a eu de cesse de puiser au quotidien des personnes appauvries pour nous proposer diverses avenues nous permettant de les soutenir dans la reprise de pouvoir sur leur alimentation et sur leur vie.

Pour le peuple québécois, nous perdons un grand penseur du développement social qu’il comprenait comme le soutien au développement, et j’oserais dire, à l’épanouissement des personnes et de leur milieu. Nous perdons également un ardent nationaliste qui a toujours su décliner le parcours vers l’indépendance du pays avec la démarche de libération des gens du peuple du joug de leur oppression,

Plus personnellement, permettez-moi de vous confier que je perds un camarade et un complice d’une trajectoire commune qui nous a amenés, durant plusieurs années, à rechercher ensemble, au quotidien, l’angle d’explication la plus appropriée pour bien faire comprendre les problèmes sociaux que nous confrontons et les pistes de solution que nous proposons. Homme de grande culture, il m’a également permis, à ses côtés, d’enrichir la mienne de toutes ses connaissances et de sa grande sagesse.

Mais, au-delà de ce que l’on perd, il reste ce qu’il nous a légué :

D’abord un espoir ! L’espoir que l’on peut changer le monde dans lequel nous vivons, si l’on croit assez à nos rêves pour mettre ensemble l’épaule à la roue et, ensemble, les construire.

Ensuite une perspective, celle que nous pouvons y arriver si nous puisons notre force dans celle des gens dont nous épousons les besoins et les aspirations et si nous leur laissons la place pour les exprimer et y travailler.

Enfin, il nous a laissé en héritage un défi, celui de continuer son œuvre en s’inspirant de sa vision, de ses écrits et même de sa présence.

Car, en fait, mon cher Guy, tu demeures avec nous, dans nos cœurs, dans nos pensées et dans notre démarche vers l’accomplissement de cette utopie qui t’était si chère.
Bonne nuit, Guy !

 

 

 

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