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Que penser des arguments scripturaires qui fondent
la position officielle de l'Église sur l'homosexualité ?

Hervé Tremblay o.p.

 

Le catéchisme de l’Église catholique parle de l’homosexualité aux numéros 2357-2359. Le passage qui intéresse notre propos se trouve au numéro 2357 : « S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (en note : Gn 19,1-29 ; Rm 1,24-27 ; 1 Co 6,10 ; 1 Tm 1,10), la Tradition a toujours déclaré que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés. Ils sont contraires à la loi naturelle. »

1- Les textes bibliques invoqués [1]

Les citations scripturaires dans la note 1 du numéro 2357 peuvent être classées en trois catégories.

1.1               Les récits. Il s’agit de Gn 19, la destruction de Sodome. Après que Lot eût accueilli les visiteurs chez lui, on lit au v.5 : « Ils appelèrent Lot et lui dirent : Où sont les hommes qui sont venus chez toi cette nuit ? Amène-les-nous pour que nous les connaissions ». Alors Lot, voulant respecter la tradition sacrée de l’hospitalité, leur propose ses deux filles qui sont vierges (v. 8). On pourrait aussi ajouter un épisode semblable, que le catéchisme ne cite pas, qui se trouve en Jg 19, le crime de Gibéa. Un vieillard accueille chez lui un lévite et sa concubine. On lit aux versets 22-23 : « Pendant qu’ils se réconfortaient, voici que des gens de la ville, des vauriens, s’attroupèrent autour de la maison et, frappant à la porte à coups redoublés, ils dirent au vieillard, maître de la maison : Fais sortir l’homme qui est venu chez toi, que nous le connaissions. Alors le maître de la maison sortit vers eux et leur dit : Non, mes frères, je vous en prie, ne soyez pas des criminels. Après que cet homme est entré dans ma maison, ne commettez pas cette infamie ». Plus loin, le vieillard propose de leur donner sa fille qui est vierge (24), mais ils refusent et le lévite leur donne sa concubine, dont ils abusent toute la nuit (v.25).

Ces récits montrent deux choses. D’abord la basse condition morale des hommes qui viennent briser la loi de l’hospitalité pour demander des amants ; ensuite la claire réprobation du narrateur. Le contexte général de Gn 18–19 parle d’un grand péché des habitants de Sodome (cf. Gn 18,20). Ce n’est que quelques versets plus loin que le lecteur apprend quel est un de ces grands péchés des « Sodomites » (19,5 déjà cité). La conséquence de ce péché est claire : « Nous allons en effet détruire ce lieu » (19,13). Quant au texte du livre des Juges, il faut noter en 19,22 l’emploi des mots « vaurien (lit. fils de Bélial) » (cf. Dt 13,14 ; 1 S 2,12 ; 10,27 ; 1 R 21,10), et en 19,23 « être criminel » et « infamie (lit. folie) ». On ne saurait être plus clair. Il faut encore noter que les hommes en question dans les deux textes sont plus bisexuels qu’homosexuels. Ce sont des vauriens qui veulent avoir du bon temps, soit avec les nouveaux venus, soit, si cela n’est pas possible, avec la nouvelle venue (Jb 19,25). Les deux hôtes l’avaient bien compris, eux qui avaient proposé en échange des hommes de livrer leurs filles encore vierges.

1.2 Les listes de péchés. Les passages des premières lettres aux Corinthiens et à Timothée sont des listes de péchés. Le problème avec ce genre de texte, c’est qu’il est parfois difficile de préciser le sens des mots employés qui sont souvent plus ou moins synonymes. On n’a qu’à comparer différentes traductions françaises. Nous avons mis en gras les mots qui nous intéressent.

 

1 Co 6 Bible de Jérusalem

9Ne vous y trompez pas !

Ni impudiques,

ni idolâtres,

ni adultères,

ni dépravés,

ni gens de mœurs infâmes,

10ni voleurs,

ni cupides,

pas plus qu’ivrognes,

insulteurs

ou rapaces,

n’hériteront du royaume de Dieu.

 

 

1 Co 6 TOB

9Ne vous y trompez pas !

Ni les débauchés,

ni les idolâtres,

ni les adultères,

ni les efféminés,

ni les pédérastes,

10ni les voleurs,

ni les accapareurs,

ni les ivrognes,

ni les calomniateurs

ni les filous

n’hériteront du Royaume de Dieu

 

1 Co 6 Osty

9Ne vous égarez pas !

Ni fornicateurs,

ni idolâtres,

ni adultères,

ni dépravés,

ni sodomites,

10ni voleurs,

ni cupides,

pas plus qu’ivrognes,

insulteurs

ou rapaces,

n’hériteront du Royaume de Dieu.

 

 

1 Tm 1 Bible de Jérusalem

 

8Certes, nous le savons, la Loi est bonne, si on en fait un usage légitime, 9en sachant bien qu’elle n’a pas été instituée pour le juste, mais pour les insoumis

et les rebelles,

les impies

et les pécheurs,

les sacrilèges

et les profanateurs,

les parricides et les matricides,

les assassins,

10les impudiques,

les homosexuels,

les trafiquants d’hommes,

les menteurs,

les parjures

et pour tout ce qui s’oppose à la saine doctrine.

 

1 Tm 1 TOB

 

8La loi, nous le savons en effet, est bonne, dans la mesure où on la prend comme loi. 9En effet, comprenons bien ceci : la loi n’est pas là pour le juste, mais pour les gens insoumis

et rebelles,

impies

et pécheurs,

sacrilèges

et profanateurs,

parricides et matricides,

meurtriers,

10débauchés,

pédérastes,

marchands d’esclaves,

menteurs,

parjures,

et pour tous ceux qui s’opposent à la saine doctrine.

 

 

1 Tm 1 Osty

 

8Nous savons que la Loi est bonne, si l’on en fait un usage légitime, 9et en sachant que la Loi n’est pas là pour le juste, mais

pour les sans-loi

et les insoumis,

les impies

et les pécheurs,

les sacrilèges

et les profanateurs,

les parricides et les matricides,

les assassins,

10les fornicateurs,

les sodomites,

les marchands d’hommes,

les menteurs,

les parjures.

et tout ce qui s’oppose à la sainte doctrine.

 

Le mot qui nous intéresse est en grec, dans les deux cas, arsenokoitès, ou, qui est formé de deux mots grecs : arsenos qui signifie « mâle » souvent en relation avec « femme » (cf. dans le Nouveau Testament Mt 19,4 //Mc 10,6 ; Lc 2,23 ; Ga 3,28 ; Ap 12,5.13) et koitè au sens de « lit, couche » (cf. Lc 11,7), souvent avec une connotation sexuelle (Rm 9,10 ; 13,13 ; Hé 13,4). La signification du mot est évidente : « coucher, c’est-à-dire avoir des relations sexuelles, avec des mâles ». Dans le Nouveau Testament ce sont les deux seuls emplois du mot qui ne se rencontre pas dans la Septante. Comme les lois morales sont toujours, à l’époque, faites du point de vue des hommes, il est évident qu’il s’agit ici d’hommes avec des hommes, et certainement pas de femmes avec des hommes ; on n’aurait pas forgé un mot nouveau pour désigner ce qui était la norme. D’après ce que nous venons de dire, on remarque immédiatement combien les différents mots utilisés en traduction ne reflètent pas vraiment le sens du mot grec et la terminologie utilisée aujourd’hui. Si « pédéraste » ne convient pas vraiment parce qu’il désigne une autre réalité et devrait être évité, le mot « homosexuel » est le plus neutre et le plus juste, tandis que « sodomite » comporte une certaine charge péjorative qui pourrait convenir au contexte nettement réprobateur. En effet, le contexte invite à ne pas traduire par des mots qui pourraient paraître favorables à l’homosexualité, comme « gay » par exemple.

1.3 L’argumentation de la lettre aux Romains sur la dégradation morale du monde. Même si le plan de la lettre aux Romains n’est pas toujours clair, on s’entend généralement à considérer que saint Paul commence sa lettre en démontrant que tous les hommes, juifs ou païens, sont pécheurs et encourent la colère de Dieu (1,18–3,20). Donc tous les hommes ont besoin de la justification apportée par le Christ (3,21–4,25) puis de la sanctification (5–8). La première partie (1,18–3,20) se déploie en deux volets : le péché et la condamnation des païens (1,18–2,16) ; le péché des juifs (2,17–3,20). Dans la partie qui nous intéresse, Paul affirme d’abord que Dieu, qui se révèle dans la création, n’a pas été reconnu, les hommes lui ayant préféré les idoles (1,18-23). Il passe ensuite à d’autres types de dégradation, d’abord d’ordre sexuel (1,24-27) puis de tous ordres (1,28-32). Le passage qui nous intéresse est donc cité comme une preuve de la dégradation morale des païens (1,26-27). En voici le texte : « Aussi Dieu les a-t-il livrés à des passions avilissantes : car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature ; pareillement les hommes, délaissant l’usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l’infamie d’homme à homme, et recevant en leurs personnes l’inévitable salaire de leur égarement ». Le vocabulaire employé par Paul dans ces versets est remarquable. Premièrement, il fait appel à la nature : « les rapports naturels », « rapports contre nature », « usage naturel de la femme ». Ensuite, il y a encore un discours de condamnation : « passions avilissantes », « perpétrer l’infamie », « salaire de leur égarement ». Saint Paul considère donc que le rapport entre un homme et une femme est naturel et condamne donc les rapports homosexuels, les considérant comme un signe de dégradation morale.

1.4 Il reste deux passages importants que le catéchisme, de façon étonnante, ne cite pas. Il s’agit des interdits sexuels qui se trouvent dans la Loi de Sainteté du livre du Lévitique (Lv 17–26), qu’on date généralement de la fin de l’époque monarchique. Le chapitre 18 est consacré aux interdits sexuels, tandis que le chapitre 20 décrit les châtiments pour diverses fautes. On trouve une loi concernant notre sujet dans l’un et l’autre. D’abord en Lv 18,22 « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination » ; ensuite en 20,13 « L’homme qui couche avec un homme comme on couche avec une femme : c’est une abomination qu’ils ont tous deux commise, ils devront mourir, leur sang retombera sur eux ». On remarque d’abord la formulation « coucher avec un homme comme on couche avec une femme » qui renvoie encore à une normalité ou une nature. Ici encore, la condamnation est claire, les deux fois grâce au mot « abomination, horreur », et radicale, les coupables encourant la peine de mort. On note ensuite, encore ici (18,3.24) comme dans la lettre aux Romains, une référence aux autres nations qui commettent ces abominations : un fidèle du Seigneur ne saurait les imiter. Il convient ici de mettre ces lois dans le contexte plus large des interdits sexuels qui comprennent tout ce qui va contre l’union conjugale ; l’homosexualité n’est qu’un des quelque 17 cas envisagés.

1.5 La conclusion de notre parcours biblique est on ne peut plus claire. La Bible condamne sans appel les actes homosexuels. Il n’y a pas moyen de lire honnêtement ces textes en leur faisant dire le contraire. La raison de cette condamnation est que la nature d’un homme est d’avoir des relations avec une femme, et vice versa.

2- L’usage de la Bible dans le catéchisme

Il faut se poser franchement la question : est-il juste de citer les passages bibliques dont nous avons parlé dans le contexte du débat actuel sur l’homosexualité ? Si oui, jusqu’à quel point ? C’est qu’il y a deux choses à considérer : ce que les textes bibliques disent, ce que nous leur faisons dire. Ce sont donc deux aspects à distinguer :

1- La Bible condamne les actes homosexuels. Mais la Bible ne fait pas de psychologie. Dans l’Antiquité, la norme absolue pour un homme était le mariage avec une femme dans le but avoir des enfants. Même l’amour entre les époux pouvait être envisagé de façon assez vague. Personne n’aurait accepté qu’un homme puisse faire autrement, soit qu’il reste célibataire, soit qu’il vive avec un autre homme. Dans ces circonstances, l’homosexualité n’est considérée que dans ses manifestations épisodiques ou ponctuelles. Pour une raison ou pour une autre, dans telle ou telle circonstance, un homme a eu une relation sexuelle avec un autre homme. Implicitement, il s’agit ici de combler un désir physique. Jamais l’homme de la Bible n’aurait envisagé les choses sous l’angle de « tendance » homosexuelle » ou d’ « attirance exclusive ou prédominante envers les personnes du même sexe », encore moins d’amour homosexuel. Tout cela n’était tout simplement pas dans son horizon. Pour lui, il y avait des hommes qui couchaient parfois avec des hommes, et c’était mal. Point.

2- Le Catéchisme de l’Église catholique traite du problème homosexuel tel que le vit surtout la société occidentale du début du 21e siècle, c’est-à-dire un phénomène de plus en plus répandu, plus psychologisé, mieux accepté, qui a ses défenseurs convaincus. Les choses ont beaucoup changé dans les nombreux siècles qui séparent les textes bibliques de nous qui les lisons aujourd’hui. Autrement dit, pour nous aujourd’hui, un acte homosexuel ce n’est pas l’homosexualité. Ce sont deux choses ; proches, reliées, connexes, oui ; mais deux choses. La Bible ne parle que du premier aspect, jamais de l’autre. Dans ces circonstances, est-il légitime de citer, même en note de bas de page, des textes dont la perspective n’était pas exactement la même que la nôtre ? Essayons d’y voir plus clair.

Le catéchisme définit l’homosexualité comme « des relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe ». Une telle définition aurait complètement confondu l’homme de la Bible, surtout l’extension de la définition aux femmes. Pour lui, il ne s’agissait pas d’attirance éprouvée par quelqu’un mais d’un acte ponctuel. Le catéchisme affirme lui-même que l’homosexualité « revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures ». C’est étrange parce que ce que deux hommes ou deux femmes font ensemble au lit n’a probablement pas beaucoup changé ces derniers siècles… Ce qui a changé c’est l’acceptation ou la réprobation sociale, une certaine limitation des pratiques homosexuelles à des tranches d’âge, les connotations sociales, etc. La Bible n’a donc rien à dire là-dessus ; elle condamne les actes homosexuels, point. Le catéchisme, lui, présume que l’homosexualité est une essence qui se manifeste de diverses manières. L’homosexualité est une chose, ses diverses manifestations en sont une autre. Si la Bible ne dit rien de la première en soi, les secondes sont condamnées sans appel.

Le catéchisme continue : « Sa genèse psychique reste largement inexpliquée ». Comment statuer sur un phénomène dont on avoue ignorer l’origine ? Car ce dont il s’agit ici, ce ne sont pas des actes homosexuels mais de la soi-disant essence faite de tendances et d’attirance qui les précède, voire les cause. Le catéchisme admet donc que l’identité homosexuelle, si on accepte ce terme au sens psychologique, est imposée, qu’elle ne relève donc pas de la volonté du sujet (ce dont parle le numéro suivant 2358). Ce n’est qu’après avoir donné une définition 21e siècle de l’homosexualité, avoir distingué l’essence de ses formes variables, avoir avoué son ignorance de sa genèse psychique, toutes choses ignorées par la Bible, que le catéchisme s’appuie sur la Sainte Écriture (en note) et la Tradition pour condamner tout en bloc. On est passé de l’essence à ses manifestations sans le dire… On se sert de la Bible pour faire le passage d’un acte à une condition humaine. Donc, quiconque commet l’acte aujourd’hui étend la condamnation biblique à autre chose.

3- Conclusion

Il y a des choses qu’on ne peut pas demander à la Bible. Il faut avoir les idées claires et ne pas mélanger les niveaux. Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on questionne l’usage des citations bibliques dans une argumentation théologique. Mais qu’on nous comprenne bien ici. Nous n’avons certainement pas voulu exclure les textes bibliques de la discussion éthique de l’Église sur l’homosexualité, ni même mettre en question son enseignement sur cette question. Notre démarche a été uniquement exégétique. Nous avons voulu remettre la Bible à sa juste place. Voici ce que disent les textes bibliques ; si la problématique actuelle les dépasse, et si l’enseignement de l’Église est légitime, il doit s’appuyer sur quelque chose qui soit complémentaire aux textes bibliques mais aille plus loin, quelque chose de plus englobant et de plus actuel. Il faut éviter de se crisper sur la Bible dans un fondamentalisme qui empêche de penser, éviter aussi de la noyer dans tellement d’autres considérations de tous ordres qu’elle n’a plus voix au chapitre et perd toute importance. C’est là le rôle conjoint du Magistère, des exégètes et des théologiens.

 

[1] La littérature sur le sujet est impressionnante ; nous ne citons que quelques ouvrages : T. HORNER, Jonathan Loved David. Homosexuality in Biblical Times, Philadelphia, Westminster, 1978 ; H.L. TWISS, ed., Homosexuality and the Christian Faith. A Symposium, Valley Forge, Judson, 1978 ; P. COLEMAN, Christian Attitudes to Homosexuality, London, SPCK, 1980 ; D. FIELD, Homosexualité – Qu’en dit la Bible ?, Kehl, Trobisch, 1988 ; S.J. GRENZ, Welcoming but not Affirming. An Evangelical Response to Homosexuality, Louisville, Westminster John Knox, 1988 ; W. WINK, ed., Homosexuality and Christian Faith. Questions of Conscience for the Churches, Minneapolis, Fortress, 1991 ; J.S. SIKER, ed., Homosexuality in the Church. Both Sides of the Debate, Louisville, Westminster John Knox, 1994 ; M. NISSINEN, Homoeroticism in the Biblical World. A Historical Perspective, Minneapolis, Fortress, 1998, P. GIBSON, Discerning the Word. The Bible and Homosexuality in Anglican Debate, Toronto, Anglican Book Centre, 2000 ; D.L. BALCH, ed. Homosexuality, Science, and the « Plain Sense » of Scripture, Grand Rapids, Eerdmans, 2000 ; I. GRÆSSLÉ, P. BÜHLER et C.D. MÜLLER, éd., Qui a peur des homosexuel- les ? Évaluation et discussion des prises de position des Églises protestantes de Suisse, Genèse, Labor et Fides, 2001 ; C. LESEGRETAIN, Les chrétiens et l’homosexualité : l’enquête, Paris, Renaissance, 2004 (surtout : M. QUESNEL, « On ne peut demander à la Bible de répondre à la question de l’homosexualité telle qu’elle se pose aujourd’hui », p.105-114).

 

 

 

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