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Le
16 mars 2001, l’hebdomadaire américain National
Catholic Reporter publiait un reportage très
documenté sur un sujet douloureux et délicat, évidemment
tenu secret dans l’Église : des violences
sexuelles exercées par des prêtres envers des
religieuses dans plusieurs pays du monde, mais
surtout dans certains pays d’Afrique.
Le
reportage était précédé par un texte de Tom
Roberts qui expliquait avec quelles hésitations
et pour quels motifs ils en étaient venus à
publier ces pages : «In this case, the wider
church community needs to know of this tragedy in
order to begin dealing with it. Women
who have been victims must know they are not
abandoned or ignored to protect the institution.»
En
complément, le National Catholic Reporter publie
quatre des cinq rapports dépistés par leurs
journalistes et qui sont à la base de leur
reportage. Quatre furent écrits par des
religieuses pour les supérieures et supérieurs généraux
ou pour les hautes instances romaines. Le cinquième
est écrit par Robert J. Vitillo, un prêtre américain
qui a beaucoup travaillé en Afrique sur le problème
du sida. Il accompagnait sœur Maura O’Donohue,
religieuse médecin, qui a produit dès février
1994 le rapport le plus détaillé.
Par
ailleurs, nous avons appris de sources sûres que
plusieurs communautés de religieuses du Québec
qui ont des missions en Afrique connaissent bien
le problème et s’en occupent activement.
Nous
avons demandé à notre collaboratrice, membre du
Réseau Culture et Foi, Hélène Chénier, d’écrire
ses réactions. Hélène travaille depuis
plusieurs années à la promotion de la cause des
femmes dans notre Église. Nous ajoutons quelques
autres réactions importantes.
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