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Créé en 1982, le
Réseau Femmes et Ministères est un Réseau
autonome de chrétiennes féministes qui travaille
à l’amélioration de la condition des femmes
dans l’Église. Il a mené plusieurs actions et
réflexions pour aider à la reconnaissance des
femmes travailleuses en Église.
Les
plus importantes sont :
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La recherche Le portrait du
personnel pastoral féminin au Québec, Les
soutanes roses. Sarah Bélanger, Montréal,
Bellarmin, 1988.
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Participation au colloque œcuménique
international : « Femmes et hommes en Église,
partenaires autrement. »
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Opération Requête : juin et août
1994, suite à la publication de la lettre
apostolique de Jean-Paul II portant sur
l’ordination réservée exclusivement aux
hommes. Opération au cours de laquelle nous
avons recueilli près de 2000 signatures.
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La recherche-action : Voix de
femmes, Voies de passage. L. Baroni,
Y. Bergeron, P. Daviau, Y. Bergeron, M. Laguë,
Montréal, Paulines, 1995. 35 rencontres et
/ ou sessions pour présenter les résultats
de la recherche-action au Québec, en Ontario,
dans les Maritimes et en Europe.
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Le guide d’animation : Voies
d’espérance. Démarches
d’animation pour une Église en changement,
C. Girard, Montréal, Paulines, 1996. Ont
suivi cette publication:
25 interventions et / ou sessions.
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À l’initiative de Femmes et Ministères,
envoi d’une déclaration commune au Président
de la CECC au sujet de la note du cardinal
Ratzinger : L’ordination réservée aux
hommes, avec l’appui de 6 groupes de
femmes chrétiennes et féministes.
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Suite à cette intervention, le Réseau
a invité les autres groupes de femmes en Église
à se concerter. C’est ainsi qu’est né l’Intergroupe
des chrétiennes féministes qui est
maintenant un lieu d’échanges, de
concertation et d’action.
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De plus, le Réseau s’est impliqué
activement dans la préparation et la tenue
d’un symposium sur le partenariat. Par la
suite, les intervenantes ont publié leurs
interventions avec les autres personnes
participantes dans le livre paru sous le nom
de : Pleins feux sur le partenariat en
Église. Montréal, Paulines, 1996.
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En mai 1997, à la demande de l’Assemblée
des Évêques du Québec, une des membres du Réseau
a écrit un guide d’animation : Des
outres neuves pour le vin nouveau,
Montréal, Paulines, 1997. Depuis, l’auteure
a animé une dizaine de sessions à
partir de ce guide. Il est largement utilisé
par les répondantes diocésaines à la
condition des femmes.
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Durant deux ans, pour donner suite à
la recherche-action : Voix de femmes,
Voies de passage, le réseau, par sa
permanente et avec une personne-ressource formée
en changement planifié, a organisé et réalisé
dix sessions à travers le Québec. Ces
ateliers stratégiques pour faire le
changement ont été vécus surtout avec des
femmes, agentes de pastorale. De ces sessions,
26 projets sont nés; plusieurs visent
l’amélioration de la situation des femmes
dans l’institution ecclésiale.
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Pour Femmes et Ministères, le projet
qui est né de la session sur le changement
planifié est Virage 2000, projet qui
s’est inscrit dans le grand mouvement de la
Marche mondiale des femmes en l’an 2000 et
le projet Jubilé 2000.
Le projet Virage
2000 comportait 6 étapes
1)
Faire ressortir des recherches antécédentes
et des informations disponibles dans les milieux,
les données concernant les pratiques
discriminatoires exercées envers les femmes dans
les diverses structures de l’Église : violence
à leur égard, pauvreté, inaccessibilité aux
postes de pouvoir,...
2)
Analyser les conséquences de ces pratiques
discriminatoires sur la vie des femmes.
3)
Faire connaître notre expérience de
femmes en Église et entendre l’expérience des
femmes du monde politique, économique, social,
culturel et des autres églises en vue
d’alliances futures et d’actions communes. Découvrir
avec elles de nouvelles stratégies de changement
et d’actions à mettre de l’avant. Étape réalisée
par le moyen de tables rondes. Nous en avons tenu
13 à travers le Québec et l’Ontario.
4)
Rendre compte à des groupes de femmes en
Église et à d’autres groupes des résultats
obtenus dans les trois étapes précédentes en
vue d’une mobilisation accrue. Cette étape
s’est concrétisée par 15 rencontres régionales.
Elles ont été réalisées à partir d’un
dossier d’animation en lien avec Jubilé 2000 : La
libération des captives.
5)
Organiser un colloque sur les stratégies
de changement à mettre de l’avant pour contrer
les pratiques discriminatoires - colloque
regroupant des femmes d’ici et de quelques pays
francophones avec qui nous avons des liens. Jeter
les bases d’une plate-forme d’actions
possibles sur les plans local, régional,
national. Ce colloque a eu lieu en mai 2000. Il a
réuni 250 personnes. Le colloque s’est terminé
sur l’adoption d’un plan d’action qui
constituait la phase II du projet Virage.
6)
Rendre public les résultats du colloque
par le moyen des médias.
Le projet Virage – Phase II comportait
4 étapes
1)
Afin de surmonter certaines peurs ou résistances,
préparer un argumentaire d’ordre théologique
et spirituel en regard des 3 situations suivantes
: violence, pauvreté et abus de pouvoir à l’égard
des femmes dans l’Église catholique romaine.
2)
Conscientiser des personnes et des groupes
à la nécessité de briser le silence
individuellement et collectivement face à ces
situations discriminatoires.
3)
Organiser un rassemblement avec les groupes
de femmes et les hommes alliés.
4)
Mettre en place un mécanisme de
surveillance pour dénoncer et/ou contrer la
pauvreté, la violence et l’abus de pouvoir à
l’égard des femmes dans l’Église.
La
Déclaration émane du rassemblement qui
s’est déroulé le 29 mars 2003 à Montréal.
Montréal,
le 16 avril 2003
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