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C'est après avoir vu les larmes couler sur les joues d'une
femme disant : «Mais
qu'est-ce qui nous arrive, on n'a plus de prêtre dans la paroisse»
et un homme en colère parce que, selon lui, l'évêque les lâchait
que l'idée du Manifeste a germé. Suite à une première
esquisse du texte, une équipe bilingue s'est mise en place en
vue d'une rédaction finale et de la diffusion de ce qui est
devenu le « Manifeste sur la pénurie des prêtres » du
Groupe d'Ottawa.
L'objectif poursuivi était double : redire aux évêques que
le peuple chrétien supporte l'action urgente qui s'impose. S'il
faut prier pour les vocations, il faut aussi repenser à la
discipline en place touchant le célibat obligatoire dans l'Église
catholique et la place des femmes. Il s'agissait aussi d'envoyer
un message d'espérance aux communautés chrétiennes qui se
sentent abandonnées.
Le
Groupe du Manifeste d'Ottawa est composé de 8 personnes dont
une qui s'est jointe récemment en vue de la poursuite du
projet. Le Manifeste lancé à l'automne 1998 a marqué une
première étape. Le Groupe s'emploie par la recherche et la
diffusion de documents pertinents à jeter de la lumière sur
une situation douloureuse. Si la pénurie des prêtres amène
les communautés chrétiennes à se prendre davantage en main,
on ne saurait pour autant faire l'économie d'une remise
en question profonde des ministères ordonnés.
cmichau@uottawa.ca
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