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Le Synode international des évêques qui se tiendra à Rome en
octobre 2005 est accueilli comme une bonne
nouvelle. L’eucharistie est au centre de la vie
des chrétiens. Y réfléchir en Église afin de faire
de ce rassemblement autour de son Seigneur un
moment de renouvellement spirituel des communautés
chrétiennes est de première importance. Les
lineamenta, qui projettent les grandes lignes du
Synode en même temps qu’ils sont une invitation à
la réaction des chrétiens se révèlent
intéressants à cet égard. Par contre, on évite
d’évoquer une situation pourtant grave.
On ne trouve rien au sujet des églises qui ferment, des gens
privés de l’eucharistie hebdomadaire et de la
pénurie des prêtres qui en est la cause majeure.
Si le Vatican persiste dans son refus de tenir
compte de cet enjeu décisif, on peut craindre que
l’intention même du synode soit vouée à l’échec.
La situation est pourtant bien connue. Les évêques
la rappellent les uns après les autres lors de
leur visite ad limina. Malheureusement enfermé
dans une tradition paralysante, Rome ferme les
yeux.
Nous sommes de ceux et celles qui croient, au nom de
l’Évangile, que l’Église n’a pas le droit
d’abandonner ainsi son peuple. Conscient de la
souffrance qui affecte la vie de milliers de
croyants et de croyantes privés de l’eucharistie
par manque de prêtres, le Synode d’octobre 2005
doit trouver des voies nouvelles pour pallier une
situation scandaleuse qui ne peut plus durer.
La réévaluation de la règle du célibat obligatoire s’impose
de même que la question de la place des femmes,
dans une Église de clercs exclusivement mâles qui
a fait son temps.
Nous voulons vous dire nos espoirs et notre
confiance que les besoins de la communauté doivent
primer sur des règles disciplinaires désuètes.Le
Synode international devra se pencher sur une des
tâche qui s’impose avec le plus d’urgence : celle
de la formation d’hommes et de femmes célibataires
ou mariés, issus de la communauté, qui seront les
pasteurs de l’Église de demain.
Octobre 2004
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