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Claude
Lefebvre, pasteur de la paroisse Saint-Étienne
de Montréal, fondateur
du très actif Forum André-Naud, est décédé le 9
juin 2011 à Montréal. Ce fut rapide et
douloureux pour tous ses amis. Depuis toujours
il était proche du Réseau Culture et Foi, dont
il partageait les objecfifs et les projets. Il
en était même devenu membre, il y a quelques
années. Nous nous
unissons à cet hommage de notre co-président,
Alain Ambeault.
Nous ne sommes
pas immortels; il le savait. Le regard qu’il
portait sur les événements et les gens puisait à
sa foi profonde dans une vie qui va au-delà des
perceptions. Comme les premiers chrétiens, il
affrontait les aléas de la vie en gardant en
mémoire, tout près, l’espérance qui naît de la
rencontre du Ressuscité. Oui! Sa foi était une
foi debout, une foi qui savait relever le regard
et les gens, un véritable pas de résurrection.
Claude Lefebvre
nous laisse le précieux héritage d’un appel
évangélique : la Bonne nouvelle ne doit jamais
s’arrêter à la personne qui la reçoit. L’offrir
à notre tour, c’est croire qu’elle émerge des
replis de la vie, de ces zones, obscures à
l’occasion, où se love notre plus grande
recherche de sens et de vérité.
Si le Forum
André-Naud s’inspire d’un grand théologien de
chez nous, artisan d’une vision d’Église qui a
su sauter les limites de la colonnade vaticane,
Claude Lefebvre peut maintenant en porter le
titre de fondateur. De son vivant, il se
refusait à ce titre même s’il était assurément à
l’origine de ce groupe de chrétiens catholiques
désireux que notre Église retrouve les
convictions de Vatican II reléguées à l’ombre
depuis quelques décennies déjà. Claude savait
ouvrir les bras comme on relie deux rives.
Jamais il ne voulait poser des gestes qui
isolent qui que ce soit, encore moins avec la
tradition de foi qui était la sienne, qui
demeure la nôtre.
Il reste peu de
ces grands chênes sur notre route ecclésiale à
l’ombre desquels il est devenu tellement
essentiel de se reposer tout en partageant des
convictions de fond qui ont tôt fait de nous
redonner le goût de la route commune. Merci
Claude! En fait, tu avais raison : tu n’as rien
fondé, mais tu nous laisses le saisissant
témoignage de ce qu’est marcher à la suite de
Celui sur qui tu as fondé ta vie.
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