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Ce
mois-ci, la conférence des évêques catholiques
des USA a tenu sa réunion à St.Louis.
L’an dernier, à Dallas, les scandales
d’abus sexuels par certains prêtres avaient
finalement amené les évêques à rédiger une
charte dans laquelle ils se donnaient les moyens
pour gérer cette crise.
Afin de s’assurer que les évêques
appliquent la Charte de Dallas telle qu’adoptée,
Voice of the Faithful (VOTF), ce groupe
international né à Boston suite au scandale des
prêtres pédophiles, a tenu une réunion parallèle
à celle des évêques à St. Louis.
Exclu
de la réunion épiscopale, VOTF auquel s’est
joint SNAP (groupe représentant les victimes
d’abus sexuels) a fait valoir ses requêtes aux
évêques par l’entremise de communiqués et de
points de presse.
VOTF
a demandé aux pasteurs de respecter la Charte de
Dallas et de promouvoir le dialogue avec les deux
organismes. Ce
n’est qu’en démontrant un sens profond de
responsabilité, disait VOTF,
que le Peuple de dieu redécouvrira sa
confiance en l’épiscopat, qu’il aura la
certitude que justice a été rendue et que les
victimes auront trouvé guérison.
La
Charte de Dallas (dressée à la suite à
l’explosion de la crise) dit, entre autres
choses, ceci :
« Nous qui avons
reçu la tâche de pasteurs du peuple de Dieu nous
devons restaurer, avec le secours de la grâce de
Dieu et en collaboration avec les baptisés, des
liens de confiance qui nous unissent tous.
Les mots ne suffisent plus … Nous nous
engageons à mettre tout en œuvre pour favoriser
la guérison des victimes et de leurs familles et
pour fermer la plaie qui hante l’Église.
Nous devons établir un dialogue avec tous
les catholiques particulièrement avec les
victimes et leurs familles.
En posant ces gestes, nous voulons démontrer
à la société que nous comprenons la gravité de
la crise créée par les abus sexuels. »
VOTF,
analysant l’ordre du jour de la réunion de
St.Louis à la lumière de la Charte de Dallas, a
relevé plusieurs contradictions.
-
L’ordre
du jour.
Les abus sexuels n’apparaissaient même
pas à l’ordre du jour.
Ce n’est qu’à cause de pressions
des médias et du public que les évêques ont
ajouté la question à l’ordre du jour mais
elle ne fut discutée que très brièvement.
-
Langage.
À Dallas, les évêques ont accepté
qu’il y avait crise alors qu’à St.Louis
il ne s’agissait que d’une question (« issue »)
parmi d’autres.
-
Le
ton.
Les évêques à Dallas ont parlé avec
sincérité des blessures subies par les
victimes. À St. Louis ils
disaient que la chose avait été exagérée
et que tout ce qui devait être fait l’avait
été.
-
Dialogue.
Les médias ont été invités à une
partie des délibérations des évêques mais
pas VOTF ni SNAP. À Dallas pourtant on avait parler de dialogue avec les
victimes.
-
Responsabilité.
À Dallas, les évêques assumaient
pleine responsabilité pour la crise en cours.
À St. Louis ils ne parlaient que de
leurs solutions, indiquant que tout était dorénavant
sous contrôle alors que, selon VOTF, la crise
persiste toujours.
VOTF demande aux évêques d’assumer pleinement
leurs responsabilités dans cette affaire et de
manifester une grande transparence afin que la
crise soit déliée une fois pour toute et que le
peuple de Dieu puisse passer à autre chose.
(Traduction
libre par Jean Trudeau)
Ceux
et celles qui voudraient lire le texte original,
veuillez vous rendre au site de VOTF : www.votf.org ou écrivez
à Steve_Krueger@votf.org (n’oubliez pas de mettre un souligné
sous l’espace entre Steve et Krueger)
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