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La violence faite aux femmes africaines: une approche évangélique
Jean Trudeau 

 

La femme africaine est l'objet de violence sous le couvert de la religion et de la culture.  C'est ce qu'affirme Bernadette Mbuy Beya, Secrétaire-générale  francophone du Cercle des théologiennes africaines engagées (Circle of Concerned African Woman Theologians), à l'occasion de la 2e Conférence bisannuelle pan-africaine sur la religion et la culture tenue à Ghana en juillet-août 2001. 

Après avoir décrit les différents types de violences subies par les femmes africaines (prostitution quasi institutionnalisée, corruption, dot, tribalisme, etc.), qu'elle soit  physique, psychologique, morale ou religieuse, madame Mbuy Beya relate des exemples concrets d'actes de violences subies par des femmes, laïques et religieuses.  Heureusement, les femmes africaines, avec l'appui en particulier du  Cercle, commencent à enfreindre la loi du silence; elles parlent plus ouvertement et certaines vont même jusqu'à traîner les violeurs devant la justice, qu'ils soient laïques ou hommes d'Église.  Quel courage!  Quand on pense aux craintes qu'ont les femmes canadiennes d’accuser leur violeur, comment ne pas admirer ces femmes africaines aux prises avec un tribalisme toujours très présent.

Malgré les difficultés que rencontrent ces femmes, les membres du Cercle vivent et prêchent le pardon, l'esprit de réconciliation et l'espérance.  Je crois que nous avons là un bel exemple de l'esprit évangélique appliqué à des situations socio-religieuses concrètes et difficiles.  Il nous incombe d'indiquer notre appui à ces femmes qui luttent pour leur dignité personnelle et pour le plein exercice de leur rôle dans la société africaine.

Pour plus de renseignements contactez Serra Sippel à: ssippel@catholicsforchoice.org

Décembre 2001

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