Commentaire
d'un correspondant à SOPOG (Synod of the People
of God)
Je signale que, interrogé par l'agence catholique
de presse belge CIP, un membre de la Commission Théologique
Internationale, le Père Roland Minnerath (France)
rappelle que le thème de l'ordination de femmes
diacres est à l'étude depuis 7 ans. Il révèle
qu'une ultime réunion de la Commission aura lieu
sur ce point en novembre prochain qui sera le
point final de la discussion. Selon lui, la décision
sera prise de savoir s'il faut assimiler ou non le
diaconat au mystère sacerdotal. Si oui, les
femmes diacres resteront exclues de l'ordination ;
si non, cela remet le sujet en question.
Mon commentaire : l'information donnée par le P.
Minnerath montre que, au Vatican, la décision
finale n'a pas encore été prise. Aussi faut-il
s'étonner que trois Congrégations se mettent
ensemble pour émettre une sévère NOTIFICATION
qui semble considérer qu'une décision négative
définitive
a été prise.
Ne pourrions-nous pas faire campagne auprès des Pères
du Synode pour qu'ils discutent de la question,
laquelle concerne l'évêque puisque le diacre lui
est directement lié ?
Jacques
Dessaucy
Réactions
d'IMWAC (International Movement We Are the Church)
: Le
service des
femmes dans l'Église mérite d'être sanctionné
par la grâce du sacrement !
Versailles, 20-09-01. Le « Mouvement
International 'Nous sommes Église' » invite les
Cardinaux Ratzinger, Estevez-Martinez et
Castrillon Hoyos qui ont signé la dernière déclaration
du Vatican, à récuser le récent témoignage de
la direction de l'Église romaine, qui est
l'expression du mépris de la
femme. Dans son instruction officielle du 14
septembre 2001 le Vatican a donné aux évêques
diocésains la consigne d'interdire la préparation
des femmes aux fonctions consacrées au diaconat
qui avait déjà été entreprise dans certains
pays.
Pendant combien de temps l'Église Catholique
Romaine permettra-t-elle que quelques-uns de ses
fils aient l'audace de refuser au service des
femmes dans l'Église, en raison de leur sexe, la
dignité et le réconfort que leur apporte un
sacrement ? «, demande Elfriede Harth,
porte-parole du « Mouvement
International 'Nous sommes Église' » aux évêques
de l'Église universelle. Dans quelques jours
ceux-ci se réuniront à Rome pour le 10ème
Synode ordinaire des évêques.
Le travail des femmes est l'élément
incontournable sur lequel repose l'Église. «
Dans de nombreuses parties du monde, déclare
Elfriede Harth, les femmes accomplissent 80% des
services dans l'Église, et dans les secteurs de
la diaconie, cette proportion est même bien plus
forte. » Elle évoque le fait
que, à l'échelle mondiale, il y a quatre fois
plus de religieuses que de prêtres et religieux
masculins réunis. « Et cependant la centrale
romaine ose mépriser, sans tenir compte des évêques,
le travail d'un grand nombre de théologiennes et
de théologiens qui depuis longtemps ont privé de
ses
fondements toute prétendue justification du
sexisme dans l'Église. »
« Rome devrait abroger l'interdiction de discuter
sur l'ordination de la femme ! », réclame
Elfriede Harth. Seul le dialogue entre partenaires
égaux mené entre chaque évêque et son Église
locale permettrait aux ministères dans l'Église
de répondre aux exigences de notre époque. Elle
rappelle la
résolution adoptée au premier Congrès mondial
sur l'ordination de la femme qui s'est tenu avec
succès à la fin de juin à Dublin.
Le « Mouvement international 'Nous sommes Église'
» espère que les évêques se souviendront lors
du Synode qui commencera dans quelques jours des
principes catholiques de la subsidiarité et de la
collégialité qui sont à la base du gouvernement
de l'Église et ne laisseront plus Rome s'immiscer
dans leur activité pastorale au niveau local. En
collaboration avec le « Réseau Européen 'Église
de Liberté' » et de nombreux autres organismes
engagés dans les réformes dans l'Église, ce
mouvement international a projeté un synode
parallèle qui se tiendra à Rome du 4 au 7
octobre. Des voix retentissant de toutes les
parties du monde inviteront les évêques au
dialogue. On veut réfléchir avec eux sur un
style de gouvernement adapté à l'époque
actuelle ainsi que sur la réalisation des droits
de l'homme dans l'Église . La question de la
femme prendra dans ce contexte la place qui lui
revient. Il sera nécessaire de trouver en commun
les moyens de dépasser la discrimination,
l'exploitation et l'oppression dont les femmes ont
été les victimes dans l'Église durant des siècles.
Mouvement International Nous Sommes Église
(IMWAC)
Tel/Fax: +33-1-39490554
e-mail: imwac@aol.com
Réactions
de WOW (Women's Ordination Worlwide)
" The harvest is plentiful..." How long more
can the Church afford to turn away the workers God
sends to do the reaping ?
This declaration by men in positions of authority in
the Roman Catholic Church forbidding women to
train for the diaconate is another painful example
of the entrenched sexism which afflicts the
church.
It is both a seriousattack on the personal dignity
of women , their sisters in Christ, and an attack
on the Church who cannot fulfil her mission unless
ALL the gifts ofher members are put to the service
of her mission to the world. A church inwhich
women are not allowed to fulfil their God-given
calling to serve as deacons alongside their
brothers is not a credible sacrament of the God of
Jesus Christ, in whose image both women and men
are equally made. Women who have a calling to
serve as deacons will continue to develop
the rich gifts God has entrusted to them for
the sake of the community .It is both their
responsibility and their duty to which they are
bound in
conscience.
We call on Church leaders to remember the words
of John XXIII in" Pacem in Terris
":"Becoming
ever more conscious of their dignity as human
beings, women will not tolerate being treated as
goods and chattels. Instead they demand to
exercise the rights and duties belonging to a
human being, both in the home and in the civic
life." This applies also , and even more so,
in church life: Women will not accept to be
degraded by declarations which would make them
the passive objects of decisions which
concern them in the first place.Now is the time to
urgently iput an end to all that prevents women
from taking their rightful place in the church .
Women' Ordination Worldwide therefore will
continue to seek to implement those resolutions
passed at its international conference in
Dublin last June:
1 We call on the leaders of the Roman Catholic
Church to restore the
diaconate to women as was the practice in the
early church.
2 we encourage women who feel called to study for
the diaconate and the
priesthood and support the establishment of
suitable training courses where
they are not available to women at present.
Soline Vatinel
Spokesperson
Women's Ordination Worldwide (WOW)
Saint Francois, Avoca Avenue, Blackrock, Co. Dublin, Ireland.
(traduit
de l'allemand par Jean Courtois / Lyon)
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