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Le Concile Vatican II nous a invités à
promouvoir les célébrations de la Parole de Dieu
le dimanche et les jours de fête « surtout dans
les localités privées de prêtre: en ce cas, un
diacre, ou quelqu'un d'autre délégué par
l'évêque, dirigera la célébration »
(Sacrosanctum Concilium 35/4). Au mois de mars
1966, quelques mois après cette proclamation de
la Constitution sur la Liturgie, Monseigneur
Marcelo Gérin, Prélat de Choluteca, Honduras,
prépara et envoya 17 paysans célébrer la Semaine
Sainte dans des communautés isolées et sans
prêtre. L’acceptation des habitants fut telle
qu’ils sollicitèrent des célébrations tous les
dimanches. Les Délégués de la Parole de Dieu
avaient été créés.
Aujourd’hui,
nous comptons plus de 10 000 Délégués au
Honduras et dans les pays voisins.
Ces Délégués ne
sont pas seulement des célébrants dominicaux, et
ils sont plus que des lecteurs: ce sont de
véritables promoteurs de communautés
chrétiennes. De plus, ils travaillent
gratuitement. La Parole de Dieu s’est révélée,
dès le début, comme le germe d’authentiques
communautés ecclésiales. Une Église de communion
et de participation s’est renforcée, qui a
permis la floraison de nombreuses initiatives
pastorales: groupes de jeunes, catéchistes, club
des maîtresses de maison, etc. La Parole de Dieu
a, aussi, été considérée comme le meilleur
ferment pour un développement social chrétien et
pour une libération intégrale. Les membres de la
communauté, en approfondissant la Parole, se
sentent encouragés à promouvoir les droits de
l’homme, à aider les victimes de la pauvreté, de
la corruption et de la violence. À mon avis, les
affirmations du numéro 39 du Document de
travail, sur « la Parole de Dieu au service de
la charité », pourraient être plus incisives.
En outre, au
Honduras, les célébrations dominicales de la
Parole n’ont pas éloigné les fidèles de
l’eucharistie : elles les ont guidés à la vivre
mieux. Avec le temps, la Parole de Dieu a
engendré une faim du pain eucharistique. Dans
certaines communautés rurales où se célèbre la
Parole, le curé a autorisé la Réserve
eucharistique dans le monastère du lieu et
l’Évêque a désigné un ministre extraordinaire de
la communion. On a constaté une ferveur
nouvelle. Peut-être que dans d’autres régions,
la célébration de la Parole sans prêtre pourrait
affaiblir les efforts de la pastorale des
vocations en faveur du sacerdoce ministériel. Au
Honduras, au contraire, cela a été une source de
vocations au sacerdoce. Dans mon diocèse de
Choluteca, par exemple, tous les jeunes prêtres
du Honduras ont été des Délégués de la Parole.
Communication
au Synode des évêques sur la Parole de Dieu
samedi, le 11 octobre 2008
[Texte original: espagnol]
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