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Dans le contexte de la rencontre
interreligieuse d'Assise pour la paix dans le
monde, le 24 janvier 2002, l'Agence Vidimus nous
offre quelques citations fortes de Justo Lacunza.
Dans un appel en faveur du dialogue, il
invite les religions à redécouvrir leur mission
essentielle. Se relier à Dieu n'est-ce pas
s'ouvrir à la valeur de tout homme et de toute
femme? N'est-ce pas reconnaître et dénoncer
toute démarche contraire en nous et chez ceux qui
sont les plus proches de nous? Difficile lucidité
et difficile courage!
Rome (Italie), 24 janvier (VID) – « Il faut ouvrir d'urgence
toutes les voies du dialogue, déblayer les
chemins de la haine, guérir les comportements
belliqueux d'intolérance et de condamnation réciproque. »
C'est ce qu'écrit le père Justo Lacunza,
missionnaire d'Afrique, président de l'Institut pontifical
d'études arabes et d'islamologie (PISAI), dans un
commentaire publié dans le dernier numéro de
« Mondo e Missione » (Monde et
Mission), le mensuel de l'Institut pontifical des
Missions Étrangères (PIME).
« Dans
un monde bouleversé par les tragédies humaines
– écrit le père Lacunza – affligé par la
souffrance des plus faibles, tourmenté par les
plaies du mal, parler de paix semble le langage
vide des déments et le discours des sots. »
Et pourtant, c'est précisément pour indiquer
qu'une voie diverse est possible, que Jean Paul II
a convoqué la Journée de prière pour la paix à
Assise, le 24 janvier.
Selon
le père Lacunza, « le rôle des religions
est essentiellement la construction de l'humanité »,
parce que les guerres actuelles « constituent
un poids énorme pour le corps fragile de
l'humanité, en sorte que les religions ne peuvent
garder le silence devant la manipulation de la
religion faite dans l'intention de fouler aux
pieds la dignité humaine et de tuer son prochain.
La barbarie, la souffrance, la terreur habitent
encore en ce monde. Les religions sont appelées
à libérer l'âme humaine ».
Les
religions sont appelées « à devenir la
voix forte de la conscience dans un monde tourmenté
par mille incertitudes, torturé par des guerres
intermittentes, angoissé par le hurlement errant
de tant de pauvres de corps et d'esprit. Ni les
armes ni les guerres ne réussiront jamais à
conduire l'homme à goûter les fruits de sa
dignité humaine ».
La conséquence de ces principes est que « le pluralisme religieux
et la diversité culturelle sont la plus grande
richesse de l'humanité. Ils sont la preuve évidente
que la mosaïque de cultures, de civilisations et
de religions n'est point destinée à être brisée
et détruite mais, au contraire, à être
maintenue dans l'harmonie des ses couleurs et de
ses formes. La prière – conclut le religieux
– allège le cœur de l'homme, guérit son
esprit et les blessures de l'âme. Telles sont les
voies qui mènent au pardon, qui offrent la miséricorde
et qui ouvrent les portes à la paix. La prière
fait découvrir les profondeurs de l'être humain,
elle réveille son âme et lui montre son destin ».
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