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Le
18 mai 2004, c’était le 84e
anniversaire de naissance du Pape Jean-Paul II. À
cette occasion, il était possible de lui exprimer
des vœux par courriel. Un couple québécois de
Gatineau lui a fait parvenir le message suivant :
Très
Saint-Père,
Aujourd’hui
18 mai 2004, c’est votre 84e
anniversaire de naissance. Nous en profitons pour
vous souhaiter un très joyeux anniversaire avec
nos meilleurs vœux de santé, de paix, de joie et
de sérénité.
Nous
rendons grâce au Seigneur pour tous les bienfaits
qu’il vous a prodigués durant ces 84 ans. Du
plus profond de notre cœur, nous souhaitons que
l’Église soit de plus en plus vivante dans
notre monde d’aujourd’hui, que les chrétiens
et les chrétiennes soient des témoins ardents du
Christ ressuscité.
À
l’occasion de votre anniversaire, nous formulons
le souhait que vous écriviez un document sur les
ministères dans l’Église. Un tel document répondrait
à des besoins urgents dans l’Église
d’aujourd’hui. Dans ce document, vous pourriez
encourager l’ordination sacerdotale d’hommes
et de femmes mariés. Une telle possibilité, nous
en sommes profondément convaincus, serait un
enrichissement indéniable pour notre Église.
Dans
notre paroisse, notre curé est en même temps
responsable de trois autres paroisses. Chaque
paroisse est pourtant en droit d’avoir son curé
capable d’en assurer le leadership et à qui on
peut se référer en permanence. Vous l’avez dit
vous-même, Très Saint-Père, dans votre Lettre
« L’Église vit de l’Eucharistie »
du 17 avril 2003 : « Tout cela montre
combien est douloureuse
et anormale la situation d’une communauté chrétienne
qui, tout en ayant les caractéristiques d’une
paroisse quant au nombre et à la variété des
fidèles, manque cependant d’un prêtre pour la
guider. En effet, la paroisse est une
communauté de baptisés qui expriment et
consolident leur identité surtout à travers la célébration
du Sacrifice eucharistique. Mais pour cela la
présence d’un prêtre est nécessaire, lui
seul ayant le pouvoir d’offrir l’Eucharistie in
persona Christi » (no 32).
Le
cas de notre paroisse n’est pas unique. Dans
tous les diocèses du Québec, les curés se
voient confier deux, trois et même quatre
paroisses. C’est une situation intenable. Dans
chacun de nos milieux, dans notre paroisse en
particulier, il y a des personnes qui ont la
formation voulue pour être pasteurs et qui
pourraient être ordonnées prêtres, que ces
personnes soient hommes ou femmes, mariées ou célibataires.
Dans notre Église catholique romaine, on a fait
du célibat et du sexe masculin des conditions
absolues pour pouvoir être ordonné prêtre. Ce
qui est pourtant primordial pour un prêtre,
c’est d’avoir les qualités pastorales pour
diriger une communauté chrétienne.
Il
existe des solutions au manque actuel de prêtres
dans nos paroisses. Très Saint-Père, il faut
avoir le courage de rompre le silence qui entoure
cette question et de prendre les solutions qui
s’imposent.
Que
le Seigneur vous garde dans son amour et que sa
sainte Mère continue de vous protéger.
Claire Le Blanc et Pierre Dufresne
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