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La National Coalition of American Nuns, qui
regroupe plus de 1800 religieuses de congrégations
différentes, a demandé que le Vatican mette fin
aux sanctions prises à l’encontre de sœur
Jeannine Gramick. Depuis plus d’un an, la Congrégation
pour la doctrine de la Foi l’a suspendue à
cause de son engagement en faveur des homosexuels
et lui a interdit d’accomplir son ministère, de
parler en public, d’accorder des entretiens ou
d’écrire. Ses activités pastorales restaient
pourtant dans l’observation demandée par l’Église
en ce domaine vis-à-vis des personnes qui doivent
être respectées. Dans l’appel lancé au
Saint-Siège, les religieuses demandent que l’on
mette fin aux sanctions. Elles critiquent les procédures
utilisées pour résoudre ce cas et souhaitent que
«tout problème futur de ce genre reste sous la
juridiction» de la Conférence épiscopale et des
Supérieures majeures, plus proches des réalités
que les lointains bureaucrates romains. Sœur
Jeannine Gramick appartient à l’Ordre des Sœurs
de Notre-Dame.
Pierre
Pagé,
professeur associé, UQAM
Source: L’Église canadienne, vol. 34, no 1, janvier 2001
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