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Les19
et 20 décembre, se tenait à Bruxelles, au siège
de l’Union européenne, une rencontre au sommet
des religions monothéistes en Europe.
Quatre-vingt responsables religieux – chrétiens,
juifs et musulmans – étaient réunis sous la présidence
du patriarche œcuménique Bartholomaios 1er
et du président de la Commission européenne,
Romano Prodi.
Le
titre de la rencontre, La Paix de Dieu dans
le monde, la situe comme une réaction aux
actes terroristes du 11 septembre, qui se réclament
de croyances religieuses. Elle est une réponse
aux attaques qui voient le fanatisme et la
violence comme des composantes essentielles de la
foi au Dieu unique, qui voient les trois monothéismes
comme ne pouvant qu’engendrer un choc de
civilisations.
La
déclaration finale reconnaît que dans
l’histoire du genre humain, les grandes
communautés religieuses ont commis des crimes
contre l’humanité, mais en même temps elle réaffirme
que ces actes extrémistes ne reflètent pas les
enseignements des trois religions. Au contraire,
si on était fidèle à leurs enseignements, on
apporterait
« au monde la paix de Dieu, pour empêcher que la
force de la foi soit utilisée à des fins qui
n’ont rien à voir avec son rôle ».
En
même temps la déclaration finale reconnaît
qu’il y a des situations d’injustice dans le
monde, elle demande qu’on s’attaque à leurs
causes, mais elle ne trouve pas justifier qu’on
recourt pour ce faire à des actes qui détruisent
des êtres humains.
En
bref les conclusions de la rencontre sont en
continuité avec les déclarations de Berne (1992)
et du Bosphore (1994) qui affirmaient :
« Un crime commis au nom de la religion est
un crime contre la religion. »
Il
est capital que les responsables religieux des
trois grandes religions monothéistes le disent et
le redisent à leurs coreligionnaires.
Décembre
2001
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