CITÉ DU VATICAN, Dimanche 30 septembre 2001 (ZENIT.org)
- «C'est la voie de la pauvreté qui nous
permettra de transmettre à nos contemporains les
fruits du salut», affirme le pape en ouvrant le
synode, invitant les évêques à être pauvres,
à prendre la défense des plus pauvres, à dénoncer
«les abus» et «les péchés sociaux». Il leur
demande d'enseigner et de défendre «cet ensemble
de principes de solidarité et de justice sociale
qui forment la doctrine sociale de l'Église».
La première assemblée synodale de ce IIIe millénaire
s'est ouverte à Saint-Pierre de Rome par la concélébration
solennelle présidée par Jean-Paul II, à 9 h 30,
en ce XXVIe dimanche du temps ordinaire. Son thème
est : «L'évêque, serviteur de l'évangile de Jésus-Christ
pour l'espérance du monde.» Participaient à la
célébration les pères du synode et leurs
collaborateurs, soit 55 cardinaux, 7 patriarches,
176 évêques et archevêques, 10 prêtres, 5
auditeurs 15 collaborateurs.
«C'est la voie de la pauvreté qui nous permettra
de transmettre à nos contemporains les fruits du
salut», insiste Jean-Paul II qui ajoute cette
invitation: «En tant qu'évêques, nous sommes
par conséquent appelés à être pauvres au
service de l'évangile. Être des serviteurs de la
parole révélée, qui à l'occasion élèvent la
voix pour défendre les plus pauvres, en dénonçant
les abus. Être des prophètes qui mettent
courageusement en évidence les péchés sociaux
liés à la société de consommation, de l'hédonisme,
d'une économie qui produit un fossé inacceptable
entre luxe et misère, entre un petit nombre «riches»
et d'innombrables «Lazare» condamnés à la misère.
À chaque époque, l'Église s'est faite solidaire
de ces «derniers», et elle a eu de saints
pasteurs qui se sont rangés, en intrépides
pasteurs, du côté des pauvres.»
Le pape avertit: «Mais pour que la voix des
pasteurs soit crédible, il est nécessaire
qu'eux-mêmes donnent la preuve d'une conduite détachée
des intérêts privés et pleine de sollicitude
pour les plus faibles. Il faut qu'ils soient des
exemples pour la communauté qui leur est confiée,
en enseignant et en défendant cet ensemble de
principes de solidarité et de justice sociale qui
forment la doctrine sociale de l'Église.»
Le pape commente le répons du psaume de la
liturgie: «Bienheureux les pauvres en esprit»,
en soulignant que cette «béatitude évangélique
de la pauvreté» constitue un «précieux message»
pour le synode. «La pauvreté, explique Jean-Paul
II, est un trait essentiel de la personne de Jésus
et de son ministère de salut et représente une
des conditions requises indispensables pour que
l'annonce de l'évangile soit écoutée et
accueillie par l'humanité d'aujourd'hui.».
Commentant ensuite la parabole du pauvre Lazare et
du riche, le pape interpellait l'assemblée,
l'invitant à un examen de conscience sur,
disait-il, «notre relation aux biens terrestres
et l'usage que nous en faisons». «Nous sommes
invités, disait le pape, à vérifier où en est
dans l'Église la conversion personnelle et
communautaire à une pauvreté évangélique
effective.»
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