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La Commission
épiscopale pour la Doctrine de la Foi, organisme
de la Conférence épiscopale espagnole, vient de
condamner le livre Dieu et Jésus du
théologien renommé Juan José Tamayo Acosta.
Elle lui reproche entre autres de reproduire
l'hérésie d'Arius qui refusait de reconnaître
la divinité de Jésus.
Le
théologien et ses collègues adressent à la
Commission épiscopale un reproche qu'on fait
depuis de nombreuses années à la Congrégation
pour la Doctrine de la Foi: condamner sans que la
personne concernée ait vraiment les moyens de se
faire entendre et de s'expliquer, sans qu'il y ait
d'avocat de la défense. On critique aussi
l'anonymat des intervenants aux étapes qui
préparent la condamnation.
On
est loin de l'esprit de Jean XXIII qui voulait un
concile de dialogues et non un concile
d'anathèmes. On est loin des perspectives du
théologien André
Naud qui propose à l'Église une réforme
essentielle par respect de l'être humain et de
son intelligence: renoncer à obliger d'adhérer
aux dogmes (Les dogmes et le respect de
l'intelligence, Montréal, Fides, 2002,
p.125-126).
Nous
sommes à une époque où les sciences historiques
et psychologiques posent des questions radicales
aux exégètes, aux théologiens, aux hommes et
aux femmes qui réfléchissent sur leur foi.
Malheureusement l'intervention autoritaire est
tout sauf une réponse valable dans la quête de
vérité.
Les
membres de ces Commission et Congrégation pour la
Doctrine de la Foi reconnaissent les erreurs et
les abus de l'ancienne Inquisition.
Soupçonnent-ils qu'ils peuvent errer?
Voici
comment nos amis de Croyants
en liberté Sarthe présentent ce
théologien: Juan José Tamayo Acosta, 57 ans, est
un laïc, docteur en Théologie, en Philosophie et
en Lettres. Maître de Conférence dans deux
universités, Madrid et Valence, dont une
Chaire de Théologie et Sciences de la Religion.
Ses sujets de prédilections sont : «Vers une théologie
de la libération dans le Premier Monde» et tout ce qui
concerne les «Trois
religions».
Sa
notoriété est forte dans le monde hispanophone où
il collabore à une vingtaine de revues et où il
est professeur invité dans plusieurs pays d'Amérique
Latine.
Sa
conception du dialogue inter-confessionnel s'étend
jusqu'à l'athéisme ; sa thèse de
philosophie portait sur l'espérance chez Ernst
Bloch, penseur marxiste.
Il
est Secrétaire de «l'association
de théologiens et théologiennes Jean XXIII» qui rassemble
des théologien(ne)s catholiques et protestants et
vice président de l'ADH, association espagnole
pour les droits de l'Homme.
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