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Après une étude
attentive et détaillée de la déclaration de la
Commission épiscopale pour la doctrine de la foi
à propos de mon livre Dieu et Jésus
(Trotta, Madrid, 2000), j’ai rédigé un mémoire
de 63 pages, envoyé au Secrétariat général de
la Conférence épiscopale où j’expose les
erreurs, les manipulations et les contrefaçons
dont mon livre a été l’objet, aussi bien dans
le contenu de la censure épiscopale que dans le
procédé; en voici un résumé.
Sans
droit de se défendre
1.
J’ai été censuré sans avoir eu connaissance
du procès, sans être entendu, sans dialogue,
sans connaître le dossier, sans droit de défense,
sans recours. Il s’agit d’une censure sans
appel, exigeant de moi la soumission entière au
contenu des documents de la Commission épiscopale
contre mes interventions et mon livre Dieu et Jésus,
comme l’indique la lettre du secrétaire général
de la Commission dans sa lettre du 9 janvier:
« Notre propos est de publier la note, sans l’annexe,
afin d’éviter la confusion que la lecture de
votre livre peut faire naître dans l’opinion
publique. Nous avons cru nécessaire de vous faire
parvenir la Note avant de la publier. Néanmoins,
si après votre conversation avec D. Eugenio et
après avoir pris en considération les raisons
qui sont avancées dans la Note et l'Annexe
doctrinales, vous montrez votre conformité avec
le contenu de ces dernières, nous serions heureux
de chercher, en collaboration avec vous, une autre
forme pour clarifier les confusions engendrées
par votre livre. Nous restons, donc, dans
l’attente de votre réponse. »
J'ai
répondu à cette lettre par une autre lettre en
date du 16 janvier 2003, en montrant que
j’étais disposé au dialogue, en facilitant
l’accès à mon adresse, à mon courrier électronique
et au téléphone afin d’être plus facilement
joignable par Monsieur le Secrétaire.
Offre de dialogue auquel jusqu'à présent
personne n'a répondu, sauf le vice secrétaire de
la Conférence épiscopale pour confirmer la réception
de ma lettre. La procédure
mentionnée ci-dessus est contraire à celles qui
s'appliquent dans une société démocratique et
au commandement de Jésus qui appelle à la
correction fraternelle, chose qui ne m’a pas été
appliquée, ce qui contrevient aux règles de la
Congrégation pour la doctrine de la foi. En fait,
la Commission épiscopale pour la doctrine de la
foi de la Conférence épiscopale espagnole a
transgressé, dans mon cas, la RÈGLE POUR
L'EXAMEN DE DOCTRINES, approuvée par le Pape
Jean-Paul II le 30 mai 1997 à l’audience accordée
au cardinal Ratzinger et au siège de la Congrégation
pour la doctrine de la foi le 29 juin de la même
année. S'ils violent le règlement qu'ils ont
eux-mêmes approuvé, on peut difficilement espérer
l'objectivité dans l'étude des travaux qui font
l’objet d'examen.
Manipulation
et falsification des textes : aucun ne nie la
divinité ni la résurrection
2.
Il n'y a pas un seul texte dans le livre qui nie
la divinité ou la résurrection de Jésus de
Nazareth. Ce que je fais c’est les présenter
dans une grille de lecture propre à la culture
actuelle, pour une meilleure compréhension du
message chrétien, comme cela s’est pratiqué à
Nicée et Chalcédoine en leur temps, et à partir
de l'option pour les exclus, ce qui est dans la
perspective du Nouveau Testament.
Pour
en arriver à la condamnation de mon livre, la
Commission épiscopale a manipulé et dans
certains cas, a falsifié mes textes, jusqu'à
leur faire dire le contraire de ce qu'ils disent.
Les erreurs ne sont dans aucune page du livre,
mais dans l'esprit des censeurs et dans les textes
épiscopaux qu’ils m'ont communiqués. Quatre
exemples.
Pour
démontrer que je réduis la personne de Jésus à
un simple leader humain, on cite ce texte : Jésus
est « une personne qui croit avec une foi
limitée »; alors que, dans le livre, je dis
le contraire : Jésus apparaît ici comme une
personne qui croit avec une foi illimitée (p.
45). Et qu’on ne dise pas que c'est une
erreur de transcription, parce que l'argument épiscopal
prend appui sur la citation. Je suis accusé de présenter
Jésus comme une personne normale et ordinaire,
alors que l'expression complète et littérale du
livre est : « Les puissants ne
supportent pas qu’un homme normal et ordinaire
veuille changer les places décidés par le
pouvoir. » En quel sens réduit-on ici Jésus
à un simple être humain?
La
troisième preuve consiste en ce que je parle de
« doutes permanents dans la foi » de Jésus.
Il s’agit d'une manipulation claire de mon texte
qui dit: « approcher de la prière de Jésus
comme une des manifestations de sa foi et de sa
confiance en Dieu, mais aussi comme expression de
ses doutes dans la foi ». On a éliminé une
expression fondamentale : « sa foi et sa
confiance en Dieu ». Quand je me réfère
aux ultimes instants de la vie de Jésus, je dis
que c’est alors qu'il expérimente « le
silence de Dieu et la crise la plus profonde de
l’espérance » (p. 73). Mais je n'affirme
jamais que cette crise dans l’espérance
aboutisse à la désespérance. Tout au contraire;
dans la page précédente, je l'affirme :
« L'espérance de Jésus, loin de rester étouffée,
sort renforcée des épreuves auxquelles le système
la soumet » (p. 72).
De
plus, pourquoi s’effrayer de ce que Jésus avait
des doutes dans la foi et dans l’espérance
?
La
Commission Épiscopale elle-même admet que Jésus
est « pleinement homme semblable en tout à
nous, sauf dans le péché ». Ou bien,
est-ce que ces doutes sont déjà un péché ?
Il
y a encore une dernière manipulation dans la
lecture du chapitre IV sur le Fils de Dieu, que
j’intitule sobrement « Fils de Dieu, métaphore
de la théologie chrétienne », tandis que
la Commission, dans la Note, introduit une
expression qui change considérablement le sens du
titre et du chapitre entier : ainsi, pour
l'auteur, le titre le Fils de Dieu, n'est désormais
qu’ « une métaphore de la théologie chrétienne ».
Suit un jugement de valeur des évêques qui déforme
plus encore le texte : « Une fois de plus,
le rationalisme détruit le mystère et nous mène
nécessairement à l'athéisme. » Inouï !
Résurrection
et interprétation : au-delà du fondamentalisme
3.
Sans résurrection, il n’y aurait pas de
christianisme. Qui va le nier ? Moi, je ne le fais
pas. Du début à la fin du livre, et particulièrement
dans le chapitre consacré à une question si
fondamentale, j'affirme la Résurrection de Jésus,
qui est inséparable de sa divinité :
« Selon le Nouveau Testament, Jésus est
constitué Fils de Dieu par la Résurrection. »
Mais nous sommes devant une question complexe qui
n'admet pas de réponses simples. Un théologien
ne peut pas se limiter à affirmer ou à croire
les articles de foi. Il doit étudier les textes
fondateurs au moyen des méthodes
historico-critiques, pour les interpréter et
s’interroger sur leur signification. Et sur le
sujet de la Résurrection, les interprétations
ont été plurielles, déjà dès le Nouveau
Testament lui-même, et elles continuent de l’être,
comme je l'expose dans mon livre.
Dès
les origines du christianisme, on a accusé des théologiens
d’erreurs et d’ambiguïtés en ce qui concerne
la Résurrection. Dans l'Église catholique, ces
accusations ont redoublé, ces quarante dernières
années, exactement après le Concile Vatican II,
et surtout contre les théologiens qui sont dans
la ligne de pensée du Concile susmentionné. Il
semble que je sois le dernier accusé en date. Je
ne nie pas la Résurrection. Ce que je n’accepte
pas, et avec moi la majorité des théologiens
catholiques et protestants, c’est que la Résurrection
soit comprise comme réanimation d'un cadavre et
retour de Jésus à la vie quotidienne dans les mêmes
conditions spatio-temporelles antérieures à sa
mort. C’est ce que je veux dire quand j'affirme
que la Résurrection n'est pas un fait réel et
historique : on ne peut y accéder
directement parce qu’elle se situe hors du champ
du vérifiable empiriquement et historiquement. Le
Ressuscité n’est pas une personne qui puisse être
appréhendée sous une forme physique. Ou bien
est-ce que la Commission épiscopale situe la Résurrection
sur le plan physique? Il me semble que, dans ce
champs de la réflexion théologique comme dans
d’autres, on est en train de tomber dans le
fondamentalisme théologique dont la caractéristique
principale est la renonciation à l’herméneutique,
à l’interprétation. Cela signifierait la fin
de la théologie.
Chercher
le fondement de la foi en la Résurrection dans
les apparitions ou dans le sépulcre vide
changerait la Résurrection en quelque chose de
mythique, intemporel et non historique. Suivant
Schillebeeckx, je défends la thèse que l'interprétation
néo-testamentaire de la Résurrection est nécessairement
à rechercher dans le récit de la vie et dans le
message de Jésus, dans sa pratique curatrice et
libératrice, dans son attitude compatissante pour
les pécheurs; la foi naît du souvenir du Jésus
historique et renvoie à la vie du Jésus
historique.
Lecture
critique de la Tradition
4.
Une preuve que je ne repousse pas –
et moins encore frontalement –
la Tradition de l'Église dans ses définitions
dogmatiques, c’est que dans les textes
significatifs du chapitre IV, je mentionne littéralement
la définition de Chalcédoine. De plus, mes
analyses de Chalcédoine sont inspirées de spécialistes
qualifiés en histoire des dogmes, comme K.
Rahner, T. Van Bavel, Joseph Moingt, P.
Schoonenberg, qui sont reconnus en théologie élaborée
et inspirée par le Concile Vatican II, ces
quarante dernières années, etc.
Le
danger dans lequel tombe, à mon sens, la
Commission épiscopale, consiste à
lire
le Nouveau Testament à la lumière des définitions
dogmatiques et non l’inverse, comme ce devrait
être, et comme l’exprime l'enseignement ecclésiastique
lui-même, dans de nombreux documents. Je voudrais
rappeler à cet égard ce qu’affirme Walter
Kasper, théologien allemand et cardinal de la
Curie : l'évangile est antérieur au dogme
et ce dernier doit être lu à la lumière du
premier. Sur ce point, la Commission a pu tomber
dans un fondamentalisme nicéo-constantinopolitain,
ce qui peut rendre difficile la présence de
certains chrétiens à l'intérieur de la
communauté chrétienne et l'accès de
non-croyants à la foi en Jésus de Nazareth, le
Christ Libérateur.
Arius
déformé
5.
L'accusation d'arianisme, qui est une de celles
qui a le plus a marqué l'opinion publique, me
semble être très sérieuse et ne peut pas être
plus gratuite. Pour y parvenir, on a falsifié la
pensée d'Arius et déformé la mienne. La
Commission épiscopale montre une méconnaissance
de l'histoire de la théologie et de ma pensée.
Arius ne réduit jamais Jésus à un pur être
humain. Pour lui, le Logos a été créé avant
les autres créatures, il leur est supérieur et
est proche de Dieu plus qu’aucune autre, mais ne
peut être Dieu, parce que s'il l'était, le
christianisme cesserait d’être une religion
monothéiste.
Moi,
cependant, je ne nie pas la divinité du Christ.
Ma conception du Christ peut difficilement être
« une version renouvelée de l'ancienne
erreur arienne ». Le lecteur ne trouvera pas
un seul paragraphe du livre qui mène à cette
conclusion, comme le fait à la légère et d'une
façon arbitraire, la Commission pour la doctrine
de la foi.
Il
est très facile d'accuser quelqu’un
d'arianisme, mais il s’avère difficile de le
prouver. Néanmoins, celui qui porte cette
accusation a tendance à tomber dans le
monophysisme. Les évêques ont une certaine
propension – une tendance naturelle pour mieux
dire – à accuser les théologiens de nier la
divinité du Christ – cela se place dans le
secteur du mystère et donc, s'avère difficile à
exprimer avec des mots – , tandis qu'ils ont
l'habitude d'être plus complaisants avec ceux qui
nient l'humanité de Jésus de Nazareth – la
première information de la réalité que nous
offre les textes du
Nouveau Testament – et ils le transforment en
mythe non historique.
Une
théologie patriarcale et sacrificielle
6.
La Commission Épiscopale utilise un langage
sacrificiel, dogmatique et patriarcal :
rachat, sacrifice, réparation. Il n’apparaît
pas une seule fois des mots comme libération,
liberté, justice, fraternité / sororité,
communauté, miséricorde / compassion, pauvre,
option pour les pauvres, qui sont centraux dans le
Nouveau Testament, très présents dans la majorité
des tendances théologiques actuelles et dans les
encycliques de Jean Paul II. Quelle distance entre
la théologie de la Commission épiscopale et la
théologie de Jésus dans la parabole de Bon
Samaritain ! Pas une seule fois n’apparaît le
mot « symbole », propre aux religions,
au christianisme, et à la théologie.
La
théologie qui est déduite des concepts et de
l'orientation générale des documents épiscopaux
dans ce cas (et dans beaucoup d'autres) c’est
une théologie lévitico-sacerdotale, plus préoccupée
de la doctrine de la foi que de la foi en Jésus
de Nazareth, plus inquiète d'orthodoxie que du vécu
de la foi dans la vie personnelle des chrétiens
et des chrétiennes, sensible à de supposées déviations
doctrinales et insensible à la souffrance
humaine, passant au loin, comme le lévite et le
prêtre de la parabole du Bon Samaritain.
7.
La censure de mon livre entraîne implicitement la
condamnation de tout un courant de théologie
critique dans laquelle je m’inscris et est une
preuve de plus, des difficultés qu’ont eues, et
qu’ont les théologiens qui ont fait le Concile
Vatican II et qui, plus tard, ont fait de la théologie
dans le même esprit.
8.
L'Association de théologiens et théologiennes
Jean XXIII n'a pas d'approbation canonique. C'est
une Association civile. Mais ceci n’a rien
d’irrégulier. C'est une option assumée
librement par ses membres et approuvée en assemblée
pour en garantir le caractère œcuménique et la
liberté dans le développement de ses activités.
La
critique n'éloigne pas de la communion ecclésiale.
Un exemple : Jean Paul II
9.
La Note épiscopale se réfère à ma présence fréquente
dans les médias. Je ne sais pas ce qu’il
pourrait y avoir de censurable, particulièrement
quand des évêques eux-mêmes apparaissent dans
les médias quasi quotidiennement et ont un
porte-parole officiel et un responsable de
communication. Si, pour ce motif, ils veulent
laisser entendre que ma présence dans les médias
est critique, c'est vrai, comme est la leur; et
ils sont parfaitement dans leur droit et ce
n’est pas pour autant que je les censure.
J'exerce la fonction critique à l'intérieur et
hors de la communauté, dans mes écrits et mes
interventions publiques, comme le font d'autres
collègues, comme l’ont fait dans l'histoire du
christianisme d'autres chrétiens et chrétiennes
qui ont été ensuite canonisés : Bernard de
Clairvaux, Catherine de Sienne, Thérèse de Jésus,
Jean de la Croix, etc.
La
fonction mentionnée ci-dessus s’exerce dans un
esprit constructif et pas dans une intention
iconoclaste. Je l’exerce de l'intérieur de la
tradition critico-prophétique, qui commence aux
origines du christianisme avec Jésus de Nazareth,
critique des institutions religieuses de son
temps; cela se poursuit tout au long de l'Histoire
et arrive à nos jours avec l'autocritique
exemplaire de Jean Paul II à propos du
fonctionnement de l'Église catholique, contraire
aux droits de l'homme. Cette attitude critique et
autocritique ne suppose pas, pour ceux qui
l'exercent, l’éloignement de la communion ecclésiale
et l’on ne peut faire cette hypothèse à mon
sujet. Je me sens en communion avec la communauté
chrétienne et en son sein, avec les évêques,
aussi bien avec ceux qui m'ont soutenu qu’avec
ceux qui m’ont censuré. Une communion critique
et dialectique, c’est évident, comme c’est le
cas de tout croyant majeur
en humanité et en religion. Communion qui
s’est vu renforcée par la solidarité de
nombreuses communautés catholiques, de paroisses,
de communautés de base, de milliers de membres de
l’Eglise Catholique à travers le monde, de
dizaines de théologiens et théologiennes, aussi
bien catholiques que d’autres confessions chrétiennes
et d’autres religions. Nombre de ces communautés
ont exprimé des critiques au sujet de la censure
dont j’ai été l’objet et de la façon dont
elle s’est exercée. Cette communion me pousse
à l’ouverture au dialogue, comme je l’ai
exprimé au secrétaire général de la Conférence
épiscopale espagnole dans ma lettre du 16 janvier
2003, attitude sans réciprocité, et que j’ai
renouvelée dans la lettre d’accompagnement au Mémoire.
Autonomie
de la théologie
10.
Je crois qu'il est nécessaire d’incorporer la
théologie à l’ensemble des savoirs et des études
laïques universitaires et de lui rendre
l'autonomie qu’elle a eue dans les moments les
plus brillants de son histoire. C'est une des
exigences du processus de laïcisation. Nous
sommes de plus en plus de théologiens et de théologiennes
qui faisons de la théologie en dialogue avec
d'autres disciplines, en dehors des institutions
ecclésiastiques, dans les universités d’État,
dans la liberté de recherche et d’enseignement.
Ceci n'empêche pas que nous continuions à faire
de la théologie à l'intérieur de la tradition
catholique, dans le sens étymologique et originel
du mot catholique, sans la réduire au purement
orthodoxe; il n’y a pas là incompatibilité
avec le respect. Dans ce climat de dialogue, la théologie
catholique bénéficiera des apports d'autres
disciplines et celles-ci pourront découvrir de
nouveaux horizons cachés dans la meilleure
tradition du christianisme. C’est dans un tel
climat que vont se dessiner certaines lignes du
nouveau paradigme théologique : la ligne à
la fois prophétique et portée à la compassion,
sensible à la douleur dans le monde et solidaire
de ceux qui souffrent; la ligne interculturelle et
interreligieuse qui peut déboucher sur une théologie
libératrice des religions; celle du genre, qui
doit s’articuler avec d’autres perspectives :
d’ethnie, de classe, de culture, etc.
Il
faut remercier ceux qui doivent l’être
11.
Je veux exprimer ma reconnaissance : à mes collègues
théologiens et théologiennes du monde entier,
qui se sont montrés solidaires, dont
quelques-uns, après une étude minutieuse de mon
livre, sont parvenus aux conclusions inverses de
celles de la Commission Épiscopale, conclusions
qui ont été publiées ou vont l’être ;
aux théologiens et théologiennes d'autres
confessions qui m’ont soutenus : aux
nombreuses paroisses catholiques qui m’ont été
proches; elles m’ont donné du courage, m'ont
invité à partager l'Eucharistie avec elles et à
donner des cours de formation théologique; aux
congrégations religieuses, masculines et féminines,
du monde de l'éducation, de la santé, aux cloîtrés,
aux religieux et religieuses impliqués dans des
secteurs populaires, aux communautés de base du
monde entier, qui m’ont soutenu, aux
non-croyants qui portent un intérêt à mes écrits
pour la valorisation positive du christianisme; à
ceux dont les critiques ont souligné les ambiguïtés
et les points restés obscurs pour eux, dans le
livre.
Les
manifestations de solidarité mentionnées, outre
l’exercice réel de communion ecclésiale et de
catholicité, sont une expression du dialogue œcuménique
entre les différents christianismes et du
dialogue interreligieux entre les différentes
religions.
12.
Je suis reconnaissant au Conseil du Gouvernement
de l'Université Carlos III de Madrid de la
protection qu’il m’a fournie dans l'exercice
de ma liberté de recherche et d’enseignement,
qu’immédiatement après la censure de la
Commission épiscopale pour la doctrine de la foi,
quelques institutions ecclésiastiques m’ont nié.
Contrairement à ces autres institutions
catholiques de qui j'ai reçu ces jours-ci de
nombreuses invitations.
Madrid,
le 5 Février 2003
(Traduction
Elisabeth Denby Wilkes)
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