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Déclaration au sujet de la censure 
de la Commission épiscopale pour la doctrine de la foi concernant le livre Dieu et Jésus
Juan José Tamayo Acosta


Après une étude attentive et détaillée de la déclaration de la Commission épiscopale pour la doctrine de la foi à propos de mon livre Dieu et Jésus (Trotta, Madrid, 2000), j’ai rédigé un mémoire de 63 pages, envoyé au Secrétariat général de la Conférence épiscopale où j’expose les erreurs, les manipulations et les contrefaçons dont mon livre a été l’objet, aussi bien dans le contenu de la censure épiscopale que dans le procédé; en voici un résumé.

Sans droit de se défendre

1. J’ai été censuré sans avoir eu connaissance du procès, sans être entendu, sans dialogue, sans connaître le dossier, sans droit de défense, sans recours. Il s’agit d’une censure sans appel, exigeant de moi la soumission entière au contenu des documents de la Commission épiscopale contre mes interventions et mon livre Dieu et Jésus, comme l’indique la lettre du secrétaire général de la Commission dans sa lettre du 9 janvier: 

 « Notre propos est de publier la note, sans l’annexe, afin d’éviter la confusion que la lecture de votre livre peut faire naître dans l’opinion publique. Nous avons cru nécessaire de vous faire parvenir la Note avant de la publier. Néanmoins, si après votre conversation avec D. Eugenio et après avoir pris en considération les raisons qui sont avancées dans la Note et l'Annexe doctrinales, vous montrez votre conformité avec le contenu de ces dernières, nous serions heureux de chercher, en collaboration avec vous, une autre forme pour clarifier les confusions engendrées par votre livre. Nous restons, donc, dans l’attente de votre réponse. »

J'ai répondu à cette lettre par une autre lettre en date du 16 janvier 2003, en montrant que j’étais disposé au dialogue, en facilitant l’accès à mon adresse, à mon courrier électronique et au téléphone afin d’être plus facilement  joignable par Monsieur le Secrétaire. Offre de dialogue auquel jusqu'à présent personne n'a répondu, sauf le vice secrétaire de la Conférence épiscopale pour confirmer la réception de ma lettre. La procédure mentionnée ci-dessus est contraire à celles qui s'appliquent dans une société démocratique et au commandement de Jésus qui appelle à la correction fraternelle, chose qui ne m’a pas été appliquée, ce qui contrevient aux règles de la Congrégation pour la doctrine de la foi. En fait, la Commission épiscopale pour la doctrine de la foi de la Conférence épiscopale espagnole a transgressé, dans mon cas, la RÈGLE POUR L'EXAMEN DE DOCTRINES, approuvée par le Pape Jean-Paul II le 30 mai 1997 à l’audience accordée au cardinal Ratzinger et au siège de la Congrégation pour la doctrine de la foi le 29 juin de la même année. S'ils violent le règlement qu'ils ont eux-mêmes approuvé, on peut difficilement espérer l'objectivité dans l'étude des travaux qui font l’objet d'examen.

Manipulation et falsification des textes : aucun ne nie la divinité ni la résurrection

2. Il n'y a pas un seul texte dans le livre qui nie la divinité ou la résurrection de Jésus de Nazareth. Ce que je fais c’est les présenter dans une grille de lecture propre à la culture actuelle, pour une meilleure compréhension du message chrétien, comme cela s’est pratiqué à Nicée et Chalcédoine en leur temps, et à partir de l'option pour les exclus, ce qui est dans la perspective du Nouveau Testament.

Pour en arriver à la condamnation de mon livre, la Commission épiscopale a manipulé et dans certains cas, a falsifié mes textes, jusqu'à leur faire dire le contraire de ce qu'ils disent. Les erreurs ne sont dans aucune page du livre, mais dans l'esprit des censeurs et dans les textes épiscopaux qu’ils m'ont communiqués. Quatre exemples.

Pour démontrer que je réduis la personne de Jésus à un simple leader humain, on cite ce texte : Jésus est « une personne qui croit avec une foi limitée »; alors que, dans le livre, je dis le contraire : Jésus apparaît ici comme une personne qui croit avec une foi illimitée (p. 45). Et qu’on ne dise pas que c'est une erreur de transcription, parce que l'argument épiscopal prend appui sur la citation. Je suis accusé de présenter Jésus comme une personne normale et ordinaire, alors que l'expression complète et littérale du livre est : « Les puissants ne supportent pas qu’un homme normal et ordinaire veuille changer les places décidés par le pouvoir. » En quel sens réduit-on ici Jésus à un simple être humain?

La troisième preuve consiste en ce que je parle de « doutes permanents dans la foi » de Jésus. Il s’agit d'une manipulation claire de mon texte qui dit: « approcher de la prière de Jésus comme une des manifestations de sa foi et de sa confiance en Dieu, mais aussi comme expression de ses doutes dans la foi ». On a éliminé une expression fondamentale : « sa foi et sa confiance en Dieu ». Quand je me réfère aux ultimes instants de la vie de Jésus, je dis que c’est alors qu'il expérimente « le silence de Dieu et la crise la plus profonde de l’espérance » (p. 73). Mais je n'affirme jamais que cette crise dans l’espérance aboutisse à la désespérance. Tout au contraire; dans la page précédente, je l'affirme : « L'espérance de Jésus, loin de rester étouffée, sort renforcée des épreuves auxquelles le système la soumet » (p. 72).

De plus, pourquoi s’effrayer de ce que Jésus avait  des doutes dans la foi et dans l’espérance ?

La Commission Épiscopale elle-même admet que Jésus est « pleinement homme semblable en tout à nous, sauf dans le péché ». Ou bien, est-ce que ces doutes sont déjà un péché ?

Il y a encore une dernière manipulation dans la lecture du chapitre IV sur le Fils de Dieu, que j’intitule sobrement « Fils de Dieu, métaphore de la théologie chrétienne », tandis que la Commission, dans la Note, introduit une expression qui change considérablement le sens du titre et du chapitre entier : ainsi, pour l'auteur, le titre le Fils de Dieu, n'est désormais qu’ « une métaphore de la théologie chrétienne ». Suit un jugement de valeur des évêques qui déforme plus encore le texte : « Une fois de plus, le rationalisme détruit le mystère et nous mène nécessairement à l'athéisme. » Inouï !

Résurrection et interprétation : au-delà du fondamentalisme

3. Sans résurrection, il n’y aurait pas de christianisme. Qui va le nier ? Moi, je ne le fais pas. Du début à la fin du livre, et particulièrement dans le chapitre consacré à une question si fondamentale, j'affirme la Résurrection de Jésus, qui est inséparable de sa divinité : « Selon le Nouveau Testament, Jésus est constitué Fils de Dieu par la Résurrection. » Mais nous sommes devant une question complexe qui n'admet pas de réponses simples. Un théologien ne peut pas se limiter à affirmer ou à croire les articles de foi. Il doit étudier les textes fondateurs au moyen des méthodes historico-critiques, pour les interpréter et s’interroger sur leur signification. Et sur le sujet de la Résurrection, les interprétations ont été plurielles, déjà dès le Nouveau Testament lui-même, et elles continuent de l’être, comme je l'expose dans mon livre.

Dès les origines du christianisme, on a accusé des théologiens d’erreurs et d’ambiguïtés en ce qui concerne la Résurrection. Dans l'Église catholique, ces accusations ont redoublé, ces quarante dernières années, exactement après le Concile Vatican II, et surtout contre les théologiens qui sont dans la ligne de pensée du Concile susmentionné. Il semble que je sois le dernier accusé en date. Je ne nie pas la Résurrection. Ce que je n’accepte pas, et avec moi la majorité des théologiens catholiques et protestants, c’est que la Résurrection soit comprise comme réanimation d'un cadavre et retour de Jésus à la vie quotidienne dans les mêmes conditions spatio-temporelles antérieures à sa mort. C’est ce que je veux dire quand j'affirme que la Résurrection n'est pas un fait réel et historique : on ne peut y accéder directement parce qu’elle se situe hors du champ du vérifiable empiriquement et historiquement. Le Ressuscité n’est pas une personne qui puisse être appréhendée sous une forme physique. Ou bien est-ce que la Commission épiscopale situe la Résurrection sur le plan physique? Il me semble que, dans ce champs de la réflexion théologique comme dans d’autres, on est en train de tomber dans le fondamentalisme théologique dont la caractéristique principale est la renonciation à l’herméneutique, à l’interprétation. Cela signifierait la fin de la théologie.

Chercher le fondement de la foi en la Résurrection dans les apparitions ou dans le sépulcre vide changerait la Résurrection en quelque chose de mythique, intemporel et non historique. Suivant Schillebeeckx, je défends la thèse que l'interprétation néo-testamentaire de la Résurrection est nécessairement à rechercher dans le récit de la vie et dans le message de Jésus, dans sa pratique curatrice et libératrice, dans son attitude compatissante pour les pécheurs; la foi naît du souvenir du Jésus historique et renvoie à la vie du Jésus historique.

Lecture critique de la Tradition

4. Une preuve que je ne repousse pas –  et moins encore frontalement –  la Tradition de l'Église dans ses définitions dogmatiques, c’est que dans les textes significatifs du chapitre IV, je mentionne littéralement la définition de Chalcédoine. De plus, mes analyses de Chalcédoine sont inspirées de spécialistes qualifiés en histoire des dogmes, comme K. Rahner, T. Van Bavel, Joseph Moingt, P. Schoonenberg, qui sont reconnus en théologie élaborée et inspirée par le Concile Vatican II, ces quarante dernières années, etc.

Le danger dans lequel tombe, à mon sens, la Commission épiscopale, consiste à lire le Nouveau Testament à la lumière des définitions dogmatiques et non l’inverse, comme ce devrait être, et comme l’exprime l'enseignement ecclésiastique lui-même, dans de nombreux documents. Je voudrais rappeler à cet égard ce qu’affirme Walter Kasper, théologien allemand et cardinal de la Curie : l'évangile est antérieur au dogme et ce dernier doit être lu à la lumière du premier. Sur ce point, la Commission a pu tomber dans un fondamentalisme nicéo-constantinopolitain, ce qui peut rendre difficile la présence de certains chrétiens à l'intérieur de la communauté chrétienne et l'accès de non-croyants à la foi en Jésus de Nazareth, le Christ Libérateur.

Arius déformé

5. L'accusation d'arianisme, qui est une de celles qui a le plus a marqué l'opinion publique, me semble être très sérieuse et ne peut pas être plus gratuite. Pour y parvenir, on a falsifié la pensée d'Arius et déformé la mienne. La Commission épiscopale montre une méconnaissance de l'histoire de la théologie et de ma pensée. Arius ne réduit jamais Jésus à un pur être humain. Pour lui, le Logos a été créé avant les autres créatures, il leur est supérieur et est proche de Dieu plus qu’aucune autre, mais ne peut être Dieu, parce que s'il l'était, le christianisme cesserait d’être une religion monothéiste.

Moi, cependant, je ne nie pas la divinité du Christ. Ma conception du Christ peut difficilement être « une version renouvelée de l'ancienne erreur arienne ». Le lecteur ne trouvera pas un seul paragraphe du livre qui mène à cette conclusion, comme le fait à la légère et d'une façon arbitraire, la Commission pour la doctrine de la foi.

Il est très facile d'accuser quelqu’un d'arianisme, mais il s’avère difficile de le prouver. Néanmoins, celui qui porte cette accusation a tendance à tomber dans le monophysisme. Les évêques ont une certaine propension – une tendance naturelle pour mieux dire – à accuser les théologiens de nier la divinité du Christ – cela se place dans le secteur du mystère et donc, s'avère difficile à exprimer avec des mots – , tandis qu'ils ont l'habitude d'être plus complaisants avec ceux qui nient l'humanité de Jésus de Nazareth – la première information de la réalité que nous offre les textes du Nouveau Testament – et ils le transforment en mythe non historique.

Une théologie patriarcale et sacrificielle

6. La Commission Épiscopale utilise un langage sacrificiel, dogmatique et patriarcal : rachat, sacrifice, réparation. Il n’apparaît pas une seule fois des mots comme libération, liberté, justice, fraternité / sororité, communauté, miséricorde / compassion, pauvre, option pour les pauvres, qui sont centraux dans le Nouveau Testament, très présents dans la majorité des tendances théologiques actuelles et dans les encycliques de Jean Paul II. Quelle distance entre la théologie de la Commission épiscopale et la théologie de Jésus dans la parabole de Bon Samaritain ! Pas une seule fois n’apparaît le mot « symbole », propre aux religions, au christianisme, et à la théologie.

La théologie qui est déduite des concepts et de l'orientation générale des documents épiscopaux dans ce cas (et dans beaucoup d'autres) c’est une théologie lévitico-sacerdotale, plus préoccupée de la doctrine de la foi que de la foi en Jésus de Nazareth, plus inquiète d'orthodoxie que du vécu de la foi dans la vie personnelle des chrétiens et des chrétiennes, sensible à de supposées déviations doctrinales et insensible à la souffrance humaine, passant au loin, comme le lévite et le prêtre de la parabole du Bon Samaritain.

7. La censure de mon livre entraîne implicitement la condamnation de tout un courant de théologie critique dans laquelle je m’inscris et est une preuve de plus, des difficultés qu’ont eues, et qu’ont les théologiens qui ont fait le Concile Vatican II et qui, plus tard, ont fait de la théologie dans le même esprit.

8. L'Association de théologiens et théologiennes Jean XXIII n'a pas d'approbation canonique. C'est une Association civile. Mais ceci n’a rien d’irrégulier. C'est une option assumée librement par ses membres et approuvée en assemblée pour en garantir le caractère œcuménique et la liberté dans le développement de ses activités.

La critique n'éloigne pas de la communion ecclésiale. Un exemple : Jean Paul II

9. La Note épiscopale se réfère à ma présence fréquente dans les médias. Je ne sais pas ce qu’il pourrait y avoir de censurable, particulièrement quand des évêques eux-mêmes apparaissent dans les médias quasi quotidiennement et ont un porte-parole officiel et un responsable de communication. Si, pour ce motif, ils veulent laisser entendre que ma présence dans les médias est critique, c'est vrai, comme est la leur; et ils sont parfaitement dans leur droit et ce n’est pas pour autant que je les censure. J'exerce la fonction critique à l'intérieur et hors de la communauté, dans mes écrits et mes interventions publiques, comme le font d'autres collègues, comme l’ont fait dans l'histoire du christianisme d'autres chrétiens et chrétiennes qui ont été ensuite canonisés : Bernard de Clairvaux, Catherine de Sienne, Thérèse de Jésus, Jean de la Croix, etc.

La fonction mentionnée ci-dessus s’exerce dans un esprit constructif et pas dans une intention iconoclaste. Je l’exerce de l'intérieur de la tradition critico-prophétique, qui commence aux origines du christianisme avec Jésus de Nazareth, critique des institutions religieuses de son temps; cela se poursuit tout au long de l'Histoire et arrive à nos jours avec l'autocritique exemplaire de Jean Paul II à propos du fonctionnement de l'Église catholique, contraire aux droits de l'homme. Cette attitude critique et autocritique ne suppose pas, pour ceux qui l'exercent, l’éloignement de la communion ecclésiale et l’on ne peut faire cette hypothèse à mon sujet. Je me sens en communion avec la communauté chrétienne et en son sein, avec les évêques, aussi bien avec ceux qui m'ont soutenu qu’avec ceux qui m’ont censuré. Une communion critique et dialectique, c’est évident, comme c’est le cas de tout croyant majeur  en humanité et en religion. Communion qui s’est vu renforcée par la solidarité de nombreuses communautés catholiques, de paroisses, de communautés de base, de milliers de membres de l’Eglise Catholique à travers le monde, de dizaines de théologiens et théologiennes, aussi bien catholiques que d’autres confessions chrétiennes et d’autres religions. Nombre de ces communautés ont exprimé des critiques au sujet de la censure dont j’ai été l’objet et de la façon dont elle s’est exercée. Cette communion me pousse à l’ouverture au dialogue, comme je l’ai exprimé au secrétaire général de la Conférence épiscopale espagnole dans ma lettre du 16 janvier 2003, attitude sans réciprocité, et que j’ai renouvelée dans la lettre d’accompagnement au Mémoire.

Autonomie de la théologie

10. Je crois qu'il est nécessaire d’incorporer la théologie à l’ensemble des savoirs et des études laïques universitaires et de lui rendre l'autonomie qu’elle a eue dans les moments les plus brillants de son histoire. C'est une des exigences du processus de laïcisation. Nous sommes de plus en plus de théologiens et de théologiennes qui faisons de la théologie en dialogue avec d'autres disciplines, en dehors des institutions ecclésiastiques, dans les universités d’État, dans la liberté de recherche et d’enseignement. Ceci n'empêche pas que nous continuions à faire de la théologie à l'intérieur de la tradition catholique, dans le sens étymologique et originel du mot catholique, sans la réduire au purement orthodoxe; il n’y a pas là incompatibilité avec le respect. Dans ce climat de dialogue, la théologie catholique bénéficiera des apports d'autres disciplines et celles-ci pourront découvrir de nouveaux horizons cachés dans la meilleure tradition du christianisme. C’est dans un tel climat que vont se dessiner certaines lignes du nouveau paradigme théologique : la ligne à la fois prophétique et portée à la compassion, sensible à la douleur dans le monde et solidaire de ceux qui souffrent; la ligne interculturelle et interreligieuse qui peut déboucher sur une théologie libératrice des religions; celle du genre, qui doit s’articuler avec d’autres perspectives : d’ethnie, de classe, de culture, etc.

Il faut remercier ceux qui doivent l’être

11. Je veux exprimer ma reconnaissance : à mes collègues théologiens et théologiennes du monde entier, qui se sont montrés solidaires, dont quelques-uns, après une étude minutieuse de mon livre, sont parvenus aux conclusions inverses de celles de la Commission Épiscopale, conclusions qui ont été publiées ou vont l’être ; aux théologiens et théologiennes d'autres confessions qui m’ont soutenus : aux nombreuses paroisses catholiques qui m’ont été proches; elles m’ont donné du courage, m'ont invité à partager l'Eucharistie avec elles et à donner des cours de formation théologique; aux congrégations religieuses, masculines et féminines, du monde de l'éducation, de la santé, aux cloîtrés, aux religieux et religieuses impliqués dans des secteurs populaires, aux communautés de base du monde entier, qui m’ont soutenu, aux non-croyants qui portent un intérêt à mes écrits pour la valorisation positive du christianisme; à ceux dont les critiques ont souligné les ambiguïtés et les points restés obscurs pour eux, dans le livre.

Les manifestations de solidarité mentionnées, outre l’exercice réel de communion ecclésiale et de catholicité, sont une expression du dialogue œcuménique entre les différents christianismes et du dialogue interreligieux entre les différentes religions.

12. Je suis reconnaissant au Conseil du Gouvernement de l'Université Carlos III de Madrid de la protection qu’il m’a fournie dans l'exercice de ma liberté de recherche et d’enseignement, qu’immédiatement après la censure de la Commission épiscopale pour la doctrine de la foi, quelques institutions ecclésiastiques m’ont nié. Contrairement à ces autres institutions catholiques de qui j'ai reçu ces jours-ci de nombreuses invitations.

 

Madrid, le 5 Février 2003

 

(Traduction Elisabeth Denby Wilkes)

 

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