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(Intervention à l’ONU, en date du 10 décembre
2009, dans le contexte de la loi extrêmement
sévère contre les pratiques homosexuelles
planifiée par l’Ouganda et approuvée par
l’Interreligious Council of Uganda, incluant
l’Église catholique: peine de mort pour les
homosexuels et sanctions contre ceux qui les
protègent)
Monsieur le Modérateur,
Je vous remercie d’avoir convoqué la présente
réunion et de me fournir l’occasion d’entendre
quelques-unes des graves inquiétudes qui ont été
exprimées cet après-midi. Les commentaires que
je veux présenter auront la forme d’une
déclaration plutôt que d’une question.
Comme on l’a affirmé au cours du débat à
l’Assemblée générale, le Saint-Siège continue de
s’opposer à toutes les violations graves des
droits humains contre les personnes
homosexuelles, comme le recours à la peine de
mort, à la torture et à toute forme de
pénalisation cruelle, inhumaine et dégradante.
Nous nous opposons, en particulier, à ce que les
lois criminalisent et pénalisent
l’homosexualité, car cela est contraire à la
dignité fondamentale de la personne humaine.
Comme d’autres orateurs l’ont affirmé
aujourd’hui, le recours au meurtre et à la
violence contre des personnes homosexuelles est
à condamner de façon absolue, surtout lorsque
ces mesures sont décrétées par un État. Même si
la position du Saint-Siège sur les concepts
d’orientation et d’identité sexuelles sont bien
connues, nous demandons que tous les États et
toutes les personnes respectent et se fassent
un devoir de promouvoir les droits, la dignité
et la valeur de chaque être humain.
Merci, Monsieur le Modérateur.
Philip J. Bene, J.C.D.
Attaché légal
Observateur permanent pour le Vatican à l’ONU
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