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I.
Le défi de Jean-Paul
II
II.
Mon expérience
personnelle de la papauté
III. Réforme
sociale ou réforme structurelle
IV. La
curie romaine et la recherche de l'unité
V. Le
système de la curie et l'épiscopat
VI. Collégialité
et enseignement
VII. Collégialité
et charge de sanctification
VIII. Collégialité
et gouvernement
IX. Collégialité
et subsidiarité
X. Les
deux Pierre
Je reconnais avec une profonde
gratitude l'honneur qui m'échoit d'être invité
par le Père Munitiz, Master de Campion Hall, à
donner cette conférence du centenaire. Cela me
fournit l'occasion d'exprimer ma grande admiration
pour ces splendides jésuites historiques qui,
depuis cent ans déjà, ont servi l'Église avec
une si haute distinction à Campion Hall, au coeur
d'Oxford.
Mais je dois avouer aussi une
profonde émotion du fait que cette conférence
ait lieu à Oxford, encore tout imprégné de la mémoire
si saisissante et vénérée du cardinal Newman et
de son cheminement ex umbris et imaginibus in
veritatem. J'entends encore les voix
lointaines des étudiants avides qui reprennent
après plus d'un siècle et demi leur proclamation
pleine d'assurance: "Credo in
Newmanum"!
La fête des saints Pierre et
Paul, que l'on célèbre aujourd’hui, dirige nos
pensées, vers Rome. Et le présent centenaire
nous conduit tout naturellement, à un double
titre, à des considérations sur la papauté. Le
patron de Campion Hall, Edmond Campion de la
Compagnie de Jésus, fut mis à mort précisément
parce qu'il refusait de renier la primauté du
pape. De plus, la Compagnie de Jésus fait
remonter sa fondation même à son quatrième
voeu, qui la lie au pape. Il convient donc
parfaitement qu’à l’occasion du présent
centenaire, nous répondions à l'invitation
complexe et interpellante lancée récemment par
le pape Jean-Paul II.
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